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Message de Voeux pour l’année 2013
ESPOIR D’UNE ANNÉE DE CONFIANCE ET DE PARTAGE CRÉATEURS
Au seuil de la nouvelle année, je tiens à vous adresser du fond du cœur pour 2013 mes vœux les plus chaleureux, ainsi qu'à vos proches et tous ceux qui vous sont chers.
Je vous souhaite de connaître des moments de grand bonheur et aussi les mille petites joies d'une vie quotidienne sereine et souriante.
La page qui se tourne avec 2012 aura été, malheureusement pour beaucoup, éprouvante. La crise persistante – en fait une profonde mutation de société – qui frappe l'Europe, a fait s'effondrer des repères solides que l'on croyait immuables, fragilisant ainsi les plus vulnérables d'entre nous et les plus isolés. Ce passage douloureux à un "nouveau monde" laisse de très nombreux foyers sur le bord du chemin, les privant de l'essentiel en les privant d'espérance pour eux-mêmes et pour leurs enfants.
Face à la nécessité d'affronter cette réalité, le Président de
Les appréhensions, les peurs et les incertitudes du lendemain sont des réalités que nous ne pouvons nier et que nous devons regarder en face avec lucidité.
Avec la même lucidité, nous devons aussi être conscients des ressources inestimables de la confiance et plus particulièrement de la confiance en soi que chacun porte en lui, et qui se cultive de l’intérieur, quels que soient les aléas, les blessures et les accidents de la vie.
Il ne s'agit pas d'opposer à la réalité l'incantation d'une confiance abstraite. Il s'agit de combattre de façon positive et réaliste le fatalisme du découragement, en étant pleinement convaincus des potentialités que recèle la volonté lorsqu'elle est tendue vers un but, un objectif, un projet.
Chacun peut puiser dans son expérience et dans l'expérience de ses réussites, de ses victoires personnelles – voire même de ses échecs – les ressorts des succès à venir.
Chacun doit voir dans le partage de ses expériences, une source de confiance de créativité et d’énergie pour son propre accomplissement.
Cette confiance lucide renaîtra aussi de notre ambition collective, de notre sentiment d'appartenance à la même communauté, un sentiment nourri par nos racines et tourné vers l’avenir. Ce sentiment s’est peu à peu dilué dans la crise, le pessimisme ambiant et, disons-le, dans la faiblesse du message porté ces derniers temps par nos « instances dirigeantes ». Plus que jamais, ce qui fait le socle de nos références est mis à mal par le retour des sectarismes qui divisent et qui heurtent, qui dictent et édictent, qui désignent les « bien » et les « mal » pensants et pointent d’un doigt accusateur tous ceux qui, parce qu’ils défendent leurs valeurs et leurs convictions, sont assignés au rôle d’opposants à toute forme de progrès.
Cette vision réductrice, de « petit angle », masque en réalité la vacuité d’une vraie ambition pour notre pays (qui n’est pas celle de savoir si le mariage doit être autorisé pour tous, quelle que soit l’importance de cette question pour de nombreux couples et familles).
De la même façon, l’approche manichéenne qui consiste à appauvrir les plus prospères au lieu d’enrichir les plus démunis est une source de découragement profond pour tous ceux qui veulent entreprendre et qui se heurtent à des règles, des lois, des mesures qui sont autant de freins à leur volonté et qui privent notre pays de son génie créatif.
Pour 2013, nous devons nous tourner vers une ambition durable pour nous-mêmes, pour notre pays, et pour notre ville. Et le premier degré de cette ambition doit être celui de la prospérité. Que faire d’un projet de vie s’il n’est pas soutenu par un emploi durable ou un toit pour se loger ?
Souhaitons que cette année 2013 se révèle celle d’un juste partage de l’effort national à accomplir pour redresser
C’est l’ambition que je porte pour notre merveilleuse ville, Cannes, avec notamment la concrétisation du technopôle autour de Thales Alenia Space, qui accueillera une pépinière d’entreprises, des espaces de co-working, de rencontres entre porteurs de projets, universitaires et financiers, de « fertilisation croisée ».
Le « partage cannois » sera celui aussi d’un cadre urbain qui continue chaque jour de s’embellir, de se moderniser, tout en restant fidèle à son identité. Nos rues vont continuer en 2013 à trouver une nouvelle jeunesse, la piscine olympique sera inaugurée à
Bien sûr, la crise ne s’est pas arrêtée aux frontières de Cannes, elle frappe aussi chez nous, mais globalement moins durement qu’ailleurs. Elle n’a pas atteint notre énergie créatrice, elle n’a pas découragé ceux qui font confiance à notre destination, à notre dynamisme économique, à notre potentiel de développement, à la solidité de nos finances et à la viabilité de nos projets.
C’est plus qu’un signe, c’est un signal pour tous les porteurs de projets, tous les entrepreneurs, auto-entrepreneurs, artisans et commerçants qui doivent trouver à Cannes les conditions propices à développer une activité – charge à chacun par son travail et son talent, parfois sa chance, de la faire prospérer -.
Sortir de la crise est une œuvre de volonté et de lucidité. Elle exige beaucoup de réalisme et de rigueur morale, ce qui n’a rien à voir avec l’austérité du conformisme (et inversement)… Plus que jamais, nous devons nous tourner vers tous ceux qui ont envie de faire, d’agir, de créer, d’innover ; vers tous ceux qui ont en eux le ressort de la création quelle qu’elle soit, quelle que soit sa taille, sa nature ou sa forme.
Plus que jamais, nous devons faire preuve de solidarité et de dignité collective en conservant à notre ville sa qualité et son cadre de vie, son attractivité, en encourageant tous ceux qui font chaque jour ce qu’elle est, qui contribuent à son dynamisme, qui sont les artisans de son quotidien, par leur activité ou leur engagement associatif, par leur esprit de solidarité ou tout simplement, mais c’est essentiel, par leur fidélité à ce que nous sommes et qui fait notre identité et notre singularité gagnante.
Voilà mon message pour 2013 : une confiance en nous-mêmes comme source de confiance collective et un élan de partage comme source de volonté pour agir.
J’ajoute à ces vœux, que je forme du fond du cœur, une pensée sincère et fidèle à tous ceux que la maladie ou la perte d’un être cher affectent. A ceux-là en particulier, j’adresse mon soutien en leur témoignant qu’au-delà de la solitude de l’instant, nous avons la chance d’appartenir à une ville que je crois, que je sais, que je veux, unie et solidaire, où les mains qui se serrent sont aussi des mains qui se tendent.
Belle et heureuse année 2013 à vous et ceux que vous aimez.
Fidèlement,
Le coq est en deuil.
"Ah putain, c'est pas bon ça", aurait-il certainement commenté.
Je viens d'entendre que Thierry Roland était mort. Et je constate que cela m'attriste, un peu avec surprise il faut l'avouer ; en tout cas plus que je ne l'aurais imaginé.
La mort de l'homme, bien sûr et avant tout. L'éloignement aussi de moments partagés en famille et entre amis, de belles communions devant la lucarne, autour du ballon rond et du maillot bleu, dont celle de la demi finale de la Coupe du Monde 1982 à Séville, perdue mais glorieuse contre l'Allemagne, restera pour moi comme la plus intense, avant même l'épopée victorieuse de 1998.
Tous les téléspectateurs connaissaient les traits du journaliste sportif à la tête ronde (et, sur un terrain, aux pieds carrés), les paradoxes du pilier du Variétés Club de France, à l'éducation si britannique et aux saillies verbales si franchouillardes.
Tout le monde connaissait ses excès, ses dérapages parfois. Thierry Roland en cela était transgressif, ce qui, ne le cachons pas, est jouissif.
Aujourd'hui il reste une certitude, simple : un match sans ses commentaires, ce n'est pas pareil. Car Thierry Roland était une voix à nulle autre identique, une voix qui faisait cocorico "dans le poste". Parfois drôle, parfois fulgurante, parfois beauf, parfois exaspérante, toujours passionnée, toujours sincère, toujours généreuse.
Pour le dire autrement, Thierry Roland faisait partie de notre patrimoine "télé-footballistique". Je lui souhaite depuis là-haut de voir de beaux matchs et de grandes victoires, bien sûr de l'équipe de France, et pourquoi pas de celle du paradis.
Hommage à Frédéric Mistral
Hommage à Frédéric Mistral
VENT DU LARGE
Sans trop forcer le trait, on pourrait considérer que Frédéric Mistral est à la littérature française ce que son vent éponyme est à l’atmosphère : une force tourbillonnante, puissante et entêtante, en suspension comme les points dont le poète use pour laisser au lecteur la liberté de ponctuer sa pensée.
Une force de celles capables d'agacer les humeurs académiques les mieux réglées, non pour affaiblir le verbe ou brouiller sa portée mais pour mieux servir une précision qui, pour refléter sa propre culture, doit s’exprimer dans son propre langage.
Si la langue a du génie, c'est celui de la terre et des hommes qui en ont cultivé les accents en notre lumineuse Provence, terre d'éclosion du Félibrige, son miroir culturel.
Mais ne nous trompons pas, cette « écriture d’Oc », au service d’un nouveau champ poétique et littéraire, n’est pas une offense à notre Français (et à tout le chemin parcouru depuis Villers Cotteret). Une intelligence aussi sensible n’était pas faite pour mener le combat de l’exclusion mais celui de l’ouverture.
Frédéric Mistral est né au seuil de la Monarchie de Juillet. Il est mort à celui de la grande guerre. Ces repères l'inscrivent dans le temps d’une France traversée par des incertitudes et des révolutions, par des bonds et des remous, au sein desquels il a trouvé sa fixité dans le langage de ses racines, porté jusqu'à la maturité du prix Nobel.
Quelle merveilleuse reconnaissance pour le grand homme provençal dont les textes côtoient ceux des grands talents de son temps aux accents plus pointus. Lamartine, qui n’est pas le moindre des génies, n'a t-il pas été le meilleur ambassadeur de l'œuvre de Mistral !
D'académique, le petit Frédéric a les bases et la rigueur. C'est en cela que le Félibrige est un mouvement de fond, durable, structuré et pensé. Il n'a rien de la caricature outrancière d’une Provence folklorique dont certains pourraient sourire avec condescendance.
Cette vision-là serait une tromperie, une insulte et une griffure faite à notre âme provençale qui, comme les autres expressions régionales, est constitutive de notre identité collective. Les racines du Félibrige sont solides et anciennes, elles plongent en profondeur dans la terre du sud, elles racontent une histoire pleine de nuances et de subtilités dont nous avons le respect et dont nous cultivons le riche héritage.
Et si nous sacrifions à l'exercice de la modernité (ou de la transposition), la tentation est forte de rapprocher ce legs culturel de la question de l'identité telle qu'elle se pose aujourd'hui d'une façon générale et à Cannes de façon plus singulière.
Notre ville est traversée par la culture et les influences de la Provence et de la Cote d'Azur (invention géniale et récente). Ce carrefour la rend fertile et nourrit son identité de « village global ».
Notre belle cité cannoise s’est forgée dans ce double mouvement ; elle est pétrie des ces appartenances venues des terres et ouvertes sur la mer. Elle réunit deux mondes abreuvés à des sources devenues amies et « tressées » par des années de rayonnement commun.
Ignorer cela, voire opposer cela, c’est passer à côté de ce que nous sommes et, surtout, passer à côté de ce que nous devons être : locaux et mondiaux. C’est condamner notre ville à n’avoir qu’une âme hémiplégique, infirme d’une partie d’elle-même, et allant claudiquant vers un avenir alors incertain.
Cannes est une ville de fidélité à ses racines autant que d’ouverture au monde. C’est ma vision de Cannes, parce que c’est simplement la réalité de son histoire et encore plus la force de son destin.
Nos racines sont celles de Mistral bien sûr, elles renvoient aux belles images et aux sonorités épiques de Mireille (Mirèio), elles doivent aussi beaucoup au coup de foudre détonateur et bienfaiteur de Lord Brougham qui, d’une façon certaine, a été le complice « collatéral » de notre identité.
Respecter la terre, la langue et la culture de nos ancêtres, sans renier l’immense apport d’influences nouvelles tout aussi puissantes et fondatrices, voilà une jolie convocation de l’histoire et une belle promesse d’avenir.
Tout cela montre bien que les hommes fabriquent la mémoire des pierres au moins autant que les pierres fabriquent la destinée des hommes. Et pour ne pas abandonner Mistral, sachons rappeler la très belle phrase d’un poète d’un autre genre, René Char : « vivre, c’est s’obstiner à achever un souvenir ». Ainsi nous donnons du sens et de la densité à notre identité, dans toutes ses composantes qui en font le plus beau des Arlequins, fidèle à tous ses passés donc fidèle à son avenir provençal et mondial.
A Cannes, le Mistral devient vent du large.
David Lisnard, le 23 mars 2012
Le combat reprend
C’est une question de décence, je me suis abstenu de réagir, de tweeter, de m’exprimer ces derniers jours.
Décence humaine par respect des victimes de ces effroyables tueries, respect de leurs familles, respect du deuil. Cela s’appelle la civilisation.
Décence politique ensuite. Comment peut-on s’invectiver, se déchirer, parfois s’insulter entre internautes comme je l’ai lu sur des réseaux sociaux, alors que les évènements dramatiques ,qui sont le déclencheur de ces affrontements, sont en cours ?
Comment des candidats à la présidentielle ont-il pu, immédiatement après la tuerie de l’école, faire des déclarations politiques liant l’absurdité tragique de cet abominable assassinat au « contexte politique », « aux discours de stigmatisation », etc ?
Comment un candidat qui, annonçant qu’ils suspendait sa campagne mais se voyant déjà chef de l’Etat, a-t-il pu faire des déclarations très générales sur la nécessité d’arrêter le meurtrier pour rester dans le champ médiatique, tout en continuant de dire et de répéter qu’il suspendait sa campagne ?… Et comment des élus et militants ont-ils pu à chaud, immédiatement, commenter et dénoncer ces postures ? Il suffisait d’attendre quelques jours – le temps de décence -.
Alors que le meurtrier présumé a été retrouvé en un temps record par la Police et que continue un « siège » pour l’interpeller (siège nommé sur nos écrans « assaut », qui prend le temps qu’il doit prendre, n’en déplaise aux médias d’information continue, pressés de ne plus meubler pour ne rien dire au cours de bavardages redondants et de montrer les images du sang final), comment dès mercredi matin peut-on tout de suite faire des déclarations péremptoires à visée électorale sur un drame non achevé, en instrumentalisant l’émotion et procédant par amalgame ?
Oui, comment une telle indécence est-elle possible ? Dire que l’on ne fait plus campagne pendant quelques heures, c’est se taire quelques heures sur tout ce qui a trait à l’affrontement partisan.
Quand je regardais les images et lisais les échanges, non seulement je m’imposais sans peine ce temps de sobriété de l’expression, mais je n’avais simplement pas le cœur à twitter.
Aujourd’hui, parce que ce meurtrier innommable est cerné, peut-être arrêté ou mort au moment où vous lisez ces lignes, parce que les enfants et le père de famille sont inhumés, parce que les soldats ont été honorés, parce que la vie est la vie, je reprends le clavier et une forme de combat, à ma petite place de citoyen engagé, d’élu motivé, d’homme passionné.
Ce combat est celui du débat démocratique, des valeurs républicaines, d’un engagement politique à la fois entier et distancié, le combat de l’affrontement des idées et des personnalités, le combat de l’autodérision, de l’humour parfois, bon ou mauvais, du bonheur d’échanger dans un pays libre, notre belle France, le combat de l’amour de son prochain et de l’amour propre. Le combat qui fera que le fanatisme perdra. Le combat pour nos enfants.
David Lisnard, jeudi 22 mars 2012
Protection et valorisation agricole de la basse vallée de la Siagne : le projet cannois est en marche !
Article publié le 30 janvier 2012 dans 20 Minutes
23 janvier 2012 : appel à la mobilisation positive des Cannois face aux chocs de 2012
Communiqué:
David LISNARD a présenté ses vœux aux Cannois devant plus de 1 200 personnes réunies aux Théâtre Croisette et Salon Méditerranée de l’hôtel JW Marriott. Dans un discours portant sur des enjeux tant nationaux que locaux, l’élu cannois a appelé chacun à la mobilisation générale pour faire face aux chocs de l’année 2012, tout en prenant date pour le printemps 2014.
23 janvier 2012 à 19h15 : David Lisnard dans l’une des deux salles pleines pour l’occasion
Plus de 1200 de Cannois étaient présents au côté des élus de la majorité municipale emmenés par le Député-maire
A noter également, la présence en nombre des présidents de syndicats socio-professionnels (Hôteliers, Taxis, Plagistes, Initiatives)et d’associations de commerçants et de quartier (Union Boccassienne des Artisans, Commerçants et Industriels ; Association des Vieilles Familles Boccassiennes ; Association pour
Dressant le bilan de l’année écoulée,
Abordant l’année 2012,
- choc de mobilisation électorale et plus largement citoyenne,
- choc d’espérance, notamment pour la jeunesse.
Citant les principaux projets cannois en cours de réalisation ou à venir,
A la veille des échéances électorales nationales (présidentielle et législatives),
Au terme de son discours, après avoir énuméré un ensemble de propositions concrètes pour développer et faire de Cannes une ville de l’Economie créative ainsi que différentes mesures à destination de la jeunesse, David LISNARD a rappelé que le temps de la campagne n’était pas encore venu mais restait plus que jamais à l’action, sans pour autant esquiver les échéances plus lointaines des élections municipales: «
Voeux de David Lisnard – Lundi 23 janvier à 18h30 – Hôtel JW Marriott
Voeux de David Lisnard – Lundi 23 janvier à 18h30 – Hôtel JW Marriott
2012 : l’audace d’un « optimisme raisonnable ».
2012 : L’audace d’un «optimisme raisonnable»
Voeux aux salariés du Palais des Festivals et des Congrès de Cannes
Comme le veut la «tradition» instaurée il y a onze ans (déjà!), j’ai le plaisir de vous adresser mes vœux de bonheur pour la nouvelle année. Que celle-ci vous apporte, ainsi qu’à tous vos proches, une santé éclatante, de la prospérité, et beaucoup de joie de vivre au quotidien.
J’ai une pensée particulière pour ceux qui souffrent, sont isolés, victimes de la maladie. Formons le vœu qu’ils trouvent en 2012 des motifs réels d'amélioration de leur situation et la force de l’espérance.
Dans une période si mouvementée, qui voit se succéder trop de mauvaises nouvelles, dans un environnement global anxiogène, voire porteur d’angoisse économique et sociale, adresser ses vœux devient un exercice audacieux.
Et pourtant, non seulement souhaiter le bonheur à autrui aide un peu à y parvenir, mais la responsabilité de celui qui a en charge une collectivité, dont une entreprise, est de tenter constamment – sans tomber dans la méthode Coué – de créer un élan positif, de rassembler les hommes autour de valeurs et d’objectifs communs, de préparer l’avenir sans se laisser aller à la facilité des humeurs et du renoncement.
Ainsi, nous pouvons – devons – faire preuve d’un optimisme raisonnable malgré la crise violente qui frappe le monde, en particulier l’Europe, que nous subissons.
«Optimisme raisonnable» d’une part, car effectivement rien n’incite à un optimisme «délirant»… ; d’autre part car cet optimisme, pour être constructif et concret (et non celui des imbéciles heureux) doit se fonder sur la Raison, c'est-à-dire sur des facteurs objectifs et réalistes.
Or, dans cet esprit, tout en restant lucide sur les immenses difficultés qu’il faut affronter, les motifs d’optimisme ne manquent pas. Il suffit de savoir les regarder.
Tout d’abord, observons que notre entreprise, la SEMEC, est devenue un véritable pôle local de solidité et de stabilité dans la performance. 2011 restera comme un millésime très positif en termes de chiffre d’affaires et de résultat, et unique dans notre mémoire d’entreprise avec l’accueil du G20. Cet événement constituera pour longtemps la vitrine de notre savoir-faire et une source de légitime fierté professionnelle pour chacun d’entre nous.
Sur des bases financières, managériales et comportementales saines, l’entreprise Palais des Festivals et des Congrès peut aborder avec confiance les années à venir, tout en restant lucide sur les dangers commerciaux qui résultent de l’instabilité mondiale et de la volatilité des affaires. 2012 de ce point de vue est une année périlleuse que nous devrions traverser en limitant les dégâts, en gardant un niveau élevé d’activités, avec même de beaux succès comme en témoignent les arrivées et signatures récentes de nouveaux salons, congrès et événements professionnels. Au vu du carnet de commandes qui se consolide, nous savons aussi d’ores et déjà que 2013 et 2014 seront de très bons crus.
En 2012, le Palais continuera à se moderniser et progresser. Nous avons inauguré en 2011 le «nouveau palais», blanc, dans le cadre des travaux dits «Druet». Il s’agit d’une réelle réussite fonctionnelle, logistique et esthétique, avec un strict respect des coûts et des calendriers. Il reste à réaliser les travaux dits «Wilmotte».
Contrairement aux précédentes opérations, la Ville n’a pas délégué la Maîtrise d’Ouvrage à la SEMEC et nous ne sommes donc pas partie prenante dans l’exécution du projet. Ceci-étant, compte tenu de plusieurs facteurs, je souhaite que la municipalité revoie le programme des travaux qu’il reste à réaliser au sein du bâtiment du Palais des Festivals et des Congrès. En effet, tout d’abord, en raison de l’instabilité économique actuelle à l’échelle internationale, nos clients veulent le moins de perturbations possibles de leur événement dues à des travaux dans le bâtiment. Ensuite, dans le cadre de la finalisation par les services de la Ville et l’architecte Maître d’Oeuvre du projet, celui-ci ne correspond plus au budget, au programme et au calendrier initiaux. C’est pourquoi je plaide très clairement au sein de la Mairie pour une approche prudente et pragmatique, qui consiste à n’accepter ni dérapage budgétaire, ni retard des opérations, ni les nouvelles conditions de la Maitrise d’Oeuvre. Il est plus raisonnable de reprendre le dossier avec un étalement des travaux restants à réaliser, en commençant par les plus urgents et prioritaires, notamment ceux du foyer, et en reportant ceux prévus dans le Grand Auditorium, très pénalisants pour l’activité.
Quoi qu’il en soit, même en étant devenu «un vieux président» (avec un record de longévité à ce poste…), comptez sur moi, avec toute l’équipe de direction emmenée par Martine Giuliani, pour défendre notre entreprise, son activité, sa bonne gestion, son image et, en priorité, celles et ceux qui y travaillent.
Cet optimisme raisonnable s’applique aussi sans difficulté à notre ville. Cannes continuera en 2012 à s’embellir, à renforcer son attractivité touristique et sa qualité de vie pour ses habitants avec des opérations aussi concrètes que des rénovations de rues, les travaux du nouveau Montfleury (comprenant une piscine publique, une salle municipale, un parking, des tennis et un jardin public), de la nouvelle école Mont Chevalier à La Bocca, de la future piscine olympique à La Bocca et ceux de l’ambitieux éco-quartier place du commandant Maria, etc.
Quelle satisfaction – et quel plaisir – en 2011 d’avoir vu ouvert le superbe hôpital attendu depuis des décennies et commencés les travaux de la future gare. Cannes progresse, cela se voit, et mérite d’être su !
Surtout, les choses se font sur des principes budgétaires performants et vertueux, puisque les taux d’impôts communaux n’ont pas augmenté depuis 2001 (ce qui est quasi exceptionnel en France) et, conformément à mes attentes et préconisations, la dette communale baisse depuis quatre ans ; parallèlement, sur la période, l’actif détenu par la ville, c'est-à-dire le patrimoine communal, a augmenté. Autant d'éléments quantifiés et vérifiables.
Enfin, une prévision optimiste et raisonnable pour 2012 peut-elle s’appliquer au pays et au monde ?
Au risque de vous surprendre, j’en suis objectivement convaincu. D’abord parce que nous n’avons pas le choix ! En effet, de même qu'on ne gagne jamais une compétition sportive en se lamentant sur ses faiblesses et en admirant les performances des autres compétiteurs, on ne sort pas une société de la crise en disant simplement que «le pays est foutu»…Bref, on n'affronte jamais une situation victorieusement, on ne règle jamais des problèmes, en se contentant d’en souligner l’intensité. Les temps sont difficiles, notamment pour les Français qui vivent dans l’économie du risque : les petits commerçants, les artisans, les ouvriers, les patrons et employés de PME, les indépendants, les salariés de groupes en difficulté. Le chômage en est la manifestation la plus violente et douloureuse, tel un cancer social qui ronge la société et la confiance des individus en eux-mêmes.
Mais seuls des efforts et un sursaut collectif massif, équitable, permettront de s’en sortir. C’est l’enjeu de la prochaine présidentielle.
Je n’ai jamais fait et ne ferai jamais ici de remarque politique, partisane. Je dis simplement que si la crise a une vertu, c’est celle de remettre les vrais enjeux au cœur du débat, de rapprocher le discours sur «ce qu’il faut faire pour la France» des attentes exprimées par les Français.
En 2012, l’élection présidentielle constituera un rendez-vous avec la vérité, un rendez-vous avec la responsabilité, un rendez-vous citoyen à ne pas manquer.
La crise traduit le changement de monde dont l’épicentre n’est plus l’Europe et les Etats-Unis. Contrairement au discours ambiant, notre pays, par son histoire, sa culture, la force de ses territoires, la qualité de ses infrastructures, son dynamisme démographique, son esprit entrepreneurial, c'est à dire ses entrepreneurs qu’il convient de valoriser et d’encourager, sa créativité et ses valeurs, possède la capacité de rebondir et d’être conquérant, dans une Europe à la gouvernance modernisée et renforcée, moins technocratique et préférant le bon sens aux mauvaises normes.
Voici quelques uns des paramètres qui, pris en compte avec lucidité, peuvent amener à construire une année 2012 raisonnablement optimiste !
Pour reprendre les mots du philosophe Alain, préférons «l’optimisme de la volonté au pessimisme de l’humeur».
Belle et heureuse année à vous et à ceux que vous aimez.
Bien sincèrement,
Le Président,
David LISNARD
MERCI
« Cannes. Le sommet du G20 est derrière nous. De l’avis unanime de l’organisateur – l’Etat – comme de l’ensemble des trente-quatre délégations présentes et des observateurs, le plus grand sommet international jamais accueilli en France s’est déroulé à Cannes de façon optimale.
Aucun couac technique, aucun problème de sécurité, aucune erreur logistique.
Les rigoureuses et fiables équipes de la SEMEC (Palais des Festivals et des Congrès), les personnels impliqués de la Ville de Cannes, les sociaux-professionnels locaux intervenant dans la chaîne de l’évènementiel, ont tous leur part, parfois déterminante, dans ce succès organisationnel, qui, indépendamment du contenu politique, économique et diplomatique du sommet, contribuera durablement à la bonne image de notre pays et surtout de notre ville.
Que n’aurait-on dit (et que d’ailleurs certains ne disaient-ils pas avant le sommet, y compris en conseil municipal ou dans nos rues !) si une seule vitrine avait été brisée par un altermondialiste violent, si un seul convoi avait été mal acheminé ou en attente, si des prestations de sonorisation, traduction, hébergement, restauration, coordination des services de la sécurité et tant d’autres, s’étaient avérées défaillantes ?
Que n’aurait-on dit (à juste titre) si un habitant n’avait pu avoir accès aux soins durant l’évènement, si seules les zones badgées autour du Palais des Festivals et des Congrès avaient été sécurisées et les autres quartiers abandonnés à des manifestants qui, lors de tous les sommets organisés en France comme ailleurs, avaient jusque là réussi à provoquer des dégâts, mais pas ici ?!
Que n’aurait-on dit si nous ne nous étions pas impliqués en permanence pour tenter de donner le meilleur du professionnalisme cannois, montrer que notre centre de congrès, l’un des plus importants d’Europe et le deuxième de France, que notre ville dans son ensemble, sont performants et compétitifs ?
Notre pays sait encore faire preuve de professionnalisme. Cannes en a été la vitrine.
Bien sur, les contraintes –et parfois pénalités – pour nous, habitants ou/et actifs cannois ont été fortes pendant trois jours, bien sûr les difficultés ont été nombreuses, bien sûr aussi le travail préparatoire en amont a, sur certaines problématiques, duré dix-huit mois. Les changements de dernière minute, dus à une actualité internationale totalement débridée, ont mis à l’épreuve de façon concluante l’exceptionnelle réactivité des équipes du Palais des Festivals et des Congrès.
Nous avions tenu à clairement énoncer bien en amont et à de multiples reprises, pour que personne ne soit mis devant le fait accompli, les procédures de sécurité qui accompagnent immanquablement un tel sommet et logiquement imposées par l’Etat.
Que chaque Cannois, chaque commerçant, chaque membre d’une profession libérale et de toute autre activité présente traditionnellement dans le centre de Cannes, soit chaleureusement remercié pour sa patience durant ces trois jours et sa compréhension des enjeux.
Ceux qui ont consenti un sacrifice dû aux contraintes inhérentes au G20 peuvent avoir conscience d’avoir œuvré à une opération très positive pour leur ville, Cannes.
La crédibilité de notre cité, affichée aux yeux du monde entier et saluée par les plus grands décideurs de la planète, restera longtemps comme un gage d’attractivité et un supplément de compétitivité par rapport à toutes les villes concurrentes.
Surtout, au-delà de ces légitimes et essentiels paramètres économiques, commerciaux et sociaux, comment ne pas ressentir une fierté unique, en tant que Cannois, d’avoir vu le Président de la République Française et le Président des Etats-Unis d’Amérique côte-à-côte, devant notre monument aux morts, symbole de la fidélité à nos aïeux Cannois, à nos valeurs républicaines, à notre foi en la liberté, à notre espérance dans l’avenir de la démocratie et de notre civilisation.
Ne banalisons pas cet immense évènement qui s’est déroulé dans notre ville comme ce solennel et si émouvant rendez-vous au pied de la mairie – mairie qui, quelle que soit la municipalité, incarne le territoire, l’histoire et le peuple cannois dans toutes leurs diversités et leur unité.
Soyons fiers d’être Cannois. »
David LISNARD, le 8 novembre 2011









