En ce 30 avril, à partir de 18 h à l’entrée du Novotel Montfleury, le muguet porte bonheur était généreusement offert à toutes les dames qui arrivaient pour assister à la réunion publique organisée par la jeune association “Cannes aujourd’hui, Cannes demain”, soucieuse de marquer le 1er anniversaire des actions de David Lisnard comme conseiller général de Cannes et 1er adjoint de Cannes.
Intelligence, rigueur et compétence
Les 500 chaises qui avaient été disposées furent bientôt occupées et plus d’une centaine de personnes se résignèrent à rester debout. A 19 h, Bernard Brochand (Député maire de Cannes et Président d’honneur de l’association) fut le 1er à monter sur scène et le volume d’applaudissements qui l’a accueilli l’a aussitôt incité à reconnaître : “on sait que ce soir dans la salle il n’y a que des amis”. Il a aussi le sentiment que grâce à David Lisnard “depuis un an, on obtient plus de subventions de la part du Conseil général”. Et puis, c’est aussi avec David Lisnard qu’il est parti dernièrement au Kazakhstan “pour mieux promouvoir Cannes en une période de grande crise mondiale et pour que nous puissions répondre mieux que les autres à cette situation”. Et s’il avoue avoir toujours été fasciné par l’intelligence “une qualité à laquelle on fait de moins en moins appel”, il apprécie aussi “la rigueur morale et la compétence” dont David Lisnard fait preuve.
Pour Bernard Brochand, “l’intelligence, la rigueur morale et la compétence” sont aussi indispensables que des bonnes nouvelles quotidiennes pour la santé d’une ville comme Cannes. Et une bonne nouvelle, il en avait justement une toute fraîche à apporter ce soir là aux Cannois : celle que l’état accordera une enveloppe de 10 millions d’euro pour contribuer à une meilleure mise en place d’un transport en commun en site propre. Les Cannois ont sûrement besoin de bien d’autres bonnes nouvelles dans ce genre “mais il ne faut surtout pas les inventer, il faut aller les chercher”. Et c’est sous de nouveaux applaudissements qu’il devait conclure : “aimez-nous, aimez-vous et nous on vous aime”.
Le doyen et la benjamine
On devait ensuite appeler sur scène René Raullo et Julie Benichou, respectivement le doyen et la benjamine du conseil municipal. René Raullo était venu pour dire “quel homme nous avons à Cannes avec David Lisnard :” et même pour faire l’aveu “j’ai confiance en toi David, tu es de ceux en qui j’ai placé mes certitudes d’avenir”.
Julie Benichou a elle aussi enchaîné les éloges à l’égard du conseiller général de Cannes-Est et du 1er adjoint de la ville de Cannes : “il est étonnant sur le plan humain, disponible et proche des gens...il ne laisse rien au hasard et aucune question sans réponse... Il est l’une des personnes les plus brillantes que je connaisse...grâce à lui, le Palais des Festivals et des Congrès est devenu le fleuron du département...il sait vous faire réaliser des choses que vous ne vous sentiez pas capable de faire... Il est impensable de laisser passer une personne de cette qualité”.
“Le bonheur se cultive”
Autant de compliments et d’éloges ne pouvait que contribuer à faire monter de quelques degrés supplémentaires l’enthousiasme d’un public qui était alors prêt à accueillir David Lisnard sur scène.
“je suis très ému et très impressionné par votre nombre, nous sommes réunis ce soir sous le signe du bonheur et que ce brin de muguet soit un porte bonheur”, devait-il déclarer. Puis ayant considéré que l’on peut aussi éprouver du bonheur à s’engager pour sa ville et pour la France, il a invité à venir s’asseoir sur scène l’adjointe Marie-Christine Repetto-Lemaitre (sa suppléante au Conseil Général) et la conseillère municipale, Catherine Vouillon (la Présidente de “Cannes aujourd’hui, Cannes demain”) aux côtés de René Raullo et Julie Benichou.
Le 1er mai était propice aussi bien au muguet “porte bonheur” qu’à la fête du travail il a la conviction que “le bonheur ne se décrète pas, il se cultive” et que “lutter contre le chômage, ce fléau social, ce n’est pas défiler mais se retrousser les manches parce que nous devons nous battre pour ceux qui entreprennent et prennent des risques”. Bien sûr, il reconnaît que la crise “difficile et dure” est là, mais elle a au moins le mérite “de nous obliger à être plus intelligent et à retrouver du bon sens”.
Et s’il avoue “cette ville, je la sens dans mes tripes, je l’aime”, il est aussi un peu navré lorsqu’il entend Nicolas Hulot déclarer que venir à Cannes pour y passer 2 jours constitue “une corvée”, il y a sûrement pire comme corvée.
Espoirs et regrets
Pendant presque une heure et demi, en prenant juste le temps d’avaler quelques gouttes d’eau apportées par René Raullo, David Lisnard va pouvoir évoquer bien des sujets, comme l’enrichissement du patrimoine d’une ville de Cannes “qui a une situation solide parce qu’elle a un capitaine solide avec Bernard Brochand”. Il n’oubliera pas le problème des terrasses “pour concilier la liberté du commerce et les droits des piétons”, le fait “qu’il faut faire venir la richesse d’ailleurs avant de la partager”, de faire l’éloge du Président du Conseil Général Eric Ciotti, avec lequel il s’entend bien, tout en faisant cependant remarquer que “l’ouest des Alpes Maritimes ne doit pas être une caisse de financement pour la plaine du Var” ou de prêcher pour une intercommunalité Cannes-Grasse-Antibes qui ferait cependant de Cannes la capitale d’Europe du tourisme d’affaires.
Mais il a aussi regretté la grande vulnérabilité de notre département dans le domaine énergétique et son retard dans un autre domaine, celui des transports. Où en sommes-nous par exemple avec les lignes d’autobus, le TGV et le transport maritime ?
Petit tour de Cannes
De nombreux quartiers de Cannes furent également visités : le port du Moure Rouge “qui a reçu 150.000 € du Conseil Général pour la création de 130 anneaux pour des unités de moins de 10 m”, le projet de la Bastide rouge “pour fixer la jeunesse sur de nouveaux emplois”, le quartier République “en plein renouveau”, le port Canto “un rare imbroglio”, la gare SNCF “indigne de la ville”, le dossier Montfleury “pour lequel une solution a été trouvée avec une piscine publique que l’on inaugurera avant fin 2012”...
“Je crois en la politique, elle peut être grande lorsque l’on y met un amour immodéré pour Cannes et notre pays. La politique est un choix de vie et un engagement profond, mais c’est aussi affronter les attaques et avoir la joie de vous servir, aussi je ne veux pas vous décevoir”.
Sous les applaudissements d’une salle enthousiaste, David Lisnard fut rejoint sur scène par Bernard Brochand et Daniel Mansanti, le Maire de Théoule sur mer, une commune amie que l’orateur n’a pas oublié en faisant entre autres allusion à “des transports efficaces entre Théoule sur mer et Menton”. Mais il fut aussi rejoin t par une petite Cannoise, sa fille Jeanne qu’il devait prendre dans ses bras. Chacun fut ensuite convié au verre de l’amitié et dans l’euphorie de la soirée, une centaine de personnes en ont même profité pour adhérer à l’association “Cannes aujourd’hui, Cannes demain”.
article écrit par Thierry Olive journal le Cannois du 14 mai 2009