David Lisnard, Blog Politique, Ville de Cannes, Conseil Général des Alpes Maritimes, Palais des Festivals, SICASIL, SEMEC, UMP

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26.08.10

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Catégories: Débats

David Lisnard signe la pétition "Il faut sauver Sakineh"

« Nous sommes tous des Iraniens »

David Lisnard, Conseiller général des Alpes-Maritimes, Premier Adjoint au Maire de Cannes, a signé ce jour la pétition « Il faut sauver Sakineh », lancée par la revue en ligne La règle du jeu, en faveur de Sakineh Ashtiani Mohamadi, condamnée à mort par lapidation en Iran.

Depuis la mise en ligne sur son blog de son édito le 17 août 2009 « Nous sommes tous des Iraniens » à la suite du sort réservé par le régime Iranien, à Clothilde Reiss, l’élu cannois continue de recevoir très régulièrement des nouvelles et des témoignages de ressortissants de la diaspora iranienne, fortement implantée dans le bassin cannois.

David Lisnard : « Je ne suis pas coutumier de la signature de pétitions, acte souvent incantatoire et stérile. Mais en la circonstance, comment ne pas être révulsé par cette condamnation à la mort par lapidation, pour des actes supposés et dérisoires. Or, le pouvoir iranien est beaucoup plus soucieux de l’opinion publique internationale que ce qu’il laisse paraître. Il s’agit donc de se mobiliser afin de tenter de sauver une femme d’un assassinat d’état, arbitraire et barbare. Il s’agit aussi de condamner un régime obscurantiste, liberticide, qui porte atteinte à l’intégrité humaine comme il fait honte à la grande, subtile et multiséculaire culture perse. Il s’agit tout simplement d’une question d’humanité.»

22.08.10

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Catégories: Débats

Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, en visite à Cannes au côté de David Lisnard et Bernard Brochand

À Cannes, Xavier Bertrand a rejoint la caravane des jeunes de l'UMP qui sillonnait la France tout l'été. Il a ensuite participé à un meeting à la permanence du député maire Bernard Brochand. Soulignant que Cannes servait de «laboratoire d'expérimentation», Brochand a précisé que sa ville avait été la première ville à s'équiper, dès 2002, d'un réseau de vidéoprotection en vue d'en assurer «la prospérité et l'attractivité». Son premier adjoint, David Lisnard, auquel Xavier Bertrand a rendu hommage, a affirmé que «s'occuper de sécurité, c'est protéger les Français mais aussi protéger les valeurs de la Répu blique». Bertrand a annoncé vendredi soir que Lisnard allait rejoindre très prochainement l'équipe nationale de l'UMP. Le Figaro - 21/08/2010 (extrait).

04.08.10

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Catégories: Oui ou Non

Cimetière du Grand Jas : le père Lachaise de Cannes

Cliquez sur le lien ci-dessous et accédez à l'intégralité de l'article paru dans le journal Nice Matin du 4 aout 2010.

NM_Grand_Jas_4_aout_2010.pdf

19.07.10

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Catégories: Oui ou Non

Plages électroniques de Cannes : chronique d'un succès dans le Monde

Cliquez sur le lien ci-dessous et accédez à l'intégralité de l'article paru dans le journal le Monde du 19 juillet 2010.

Le_Monde_19_juillet_2010.pdf

18.06.10

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Catégories: Oui ou Non

Une bien belle rencontre

« Génie ou hasard ? Transcendance ou chance ? Grandeur ou circonstance ? Ces oppositions s’expriment souvent à l’occasion des débats sur l’appel du 18 juin et de l’exégèse de l’œuvre gaullienne.

Or, c’est précisément dans la rencontre entre une circonstance et un homme, rencontre devenue épopée glorieuse, que résident tout le mystère positif et la portée du 18 juin. Cette rencontre est hasardeuse, chanceuse, circonstancielle ? Oui, mais elle est unique, et ses effets demeurent. Mieux, plus on s’est éloigné dans le temps du discours radiophonique, plus il prenait de l’ampleur.

Ce n’est qu’avec le temps et la construction a posteriori du passé qu’un acte devient fondateur.

C’est donc dans cette bien belle rencontre "de circonstance(s)", d’abord entre la France et elle-même, que le lancement de l’épopée de la France libre trouve tout son génie, sa transcendance, sa grandeur. Et son sens.

La preuve : l’appel du 18 juin 1940 – par définition éphémère, dont aucune copie de l’enregistrement n’existe - est à ce point devenu inscrit dans notre génome national que ses échos continuent de se propager, nourrissant notre quête pour en expliquer les coulisses ou en exploiter les séquelles. Il suffit de voir les unes de la presse et les papiers consacrés à l’évènement depuis dix jours pour en être convaincu.

Car il est des faits dont on ne peut comprendre la signification et la portée réelle qu’une fois connue la fin de l’histoire, lorsque les passions se sont assoupies et définitivement cristallisées.

L’appel du 18 juin échappe-t-il à cette loi ? D’emblée, son impact a porté plus loin que l’immédiat.

C’est pourquoi il reste essentiel dans notre histoire et à part dans notre mémoire : quoi qu’on en pense ou dise, cet appel n’est comparable à rien d’autre de commun dans notre longue épopée nationale, forgée pourtant des gloires de tant de braves.

Le 18 juin 1940 a ouvert une page blanche sur l’avenir de notre pays. Il ne fut pourtant qu’un instant bref, circonscrit dans le temps et sur les ondes ; quelques minutes d’une voix venue d’ailleurs, à peine audible et si retentissante, clandestine et si puissante.

En cette sombre année 1940 tellement lourde pour la France, un homme seul et sans pouvoir a défié les pleins pouvoirs d’un Maréchal auréolé des faits d’armes de la grande guerre.

Voilà pourquoi cette "séquence" du 18 juin reste unique. Elle est un coup de tonnerre en rupture radicale avec l’histoire telle qu’elle était écrite.

Si le 18 juin est d’abord un appel, il est aussi le sursaut qui devait préparer la lame de fond de la victoire pour installer la France dans son camp.

Cet appel est à lui seul l’instant névralgique qui a fait basculer le destin d’une nation.

Il est le signal de ralliement qui a permis de résister au souffle dévastateur de l’effondrement moral et du déshonneur de la France.

Il reste aujourd’hui encore, le mythe fondateur qui a ouvert le chemin de la liberté dans le désordre de la guerre.

Mais surtout, n’oublions pas qu’il porte en lui cette exceptionnelle rencontre entre un homme et une circonstance si chère au Général ; et cela tient du génie personnel et du sens de l’histoire si indéfectiblement attachés au de Gaulle des années de guerre et des combats de plomb.

Charles de Gaulle avait annoncé la couleur ! Dans Vers l’armée de métier, il écrivait : "L’action, ce sont les hommes au milieu des circonstances". C’était en 1934. Six ans plus tard, il prononcera l’Appel, action suprême au milieu de circonstances exceptionnelles.

Soixante-dix ans nous séparent de cette incandescence oratoire.

Les hommages ne cessent d’être rendus pour témoigner, à travers cet appel, de la grandeur de l’homme et de la petitesse de l’Etat Français vichyste.

Les leçons ne cessent d’être tirées pour saluer le courage de tous ceux qui, dans le sillon de cet appel, refusèrent de subir silencieusement un destin qu’ils n’avaient pas choisi et le renoncement honteux à leurs idéaux les plus élevés.

Cette réprobation s’imposait à leur conscience, donnant du courage à ces hommes et à ces femmes qui ne pouvaient concevoir que l’on puisse à la fois trahir son idéal et sa patrie.

Grâce à la voix puissante du Général de Gaulle, eux, si différents dans leur vécu, devenaient semblables dans leur destin.

La marche de leur histoire devait s’inverser. Cela ne souffrait ni aucune faiblesse, ni le moindre tremblement.

Par cette attraction, l’appel du 18 juin 1940 est devenu la nouvelle table des lois de la grandeur de la France.

Mais au-delà des hommages et des leçons - bien légitimes - de cet appel nous pouvons nous interroger sur ce qui en fait durablement un "sacre républicain".

En écho à la déclaration du 17 juin du Maréchal Pétain, seule la voix de De Gaulle s’éleva et résonna dans la nuit de la France asservie.

La radio n’a pu témoigner à l’époque de ce que la télé - dont le Général sera un grand "usager" et même un "bon client" dirait-on aujourd’hui - aurait pu montrer de ce visage que marquait la certitude de son destin.

C’est dans sa voix et dans ce maintien que de Gaulle a marqué l’opinion et c’est en se tenant au plus près de ses vibrations initiales qu’il a ému son âme.

En ayant à ce point l’instinct de son pays, le général de Gaulle est devenu cette haute silhouette reconnaissable entre toutes.

Longtemps après le 18 juin et aujourd’hui encore, la France reste profondément attachée à l’incarnation de son unité, de sa continuité et de sa grandeur dans un homme. En tout cas, espérons-le et entretenons la flamme.

Car jamais une telle "exhortation" n’a si précisément atteint le cœur, la conscience et la fierté de tous qui ont su repérer dans la voix du général de Gaulle, l’incarnation de leur propre courage et le courage de leur propre dignité.

Notre esprit, dans ses replis les plus obscurs, nourrit toujours cette illusion d’un recours qu’il place au dessus du commun des mortels.

Le 18 juin 1940, le général de Gaulle, personnifiait ce secours. Et s’il a continué, dans le monde nouveau qui se profilait avec tant de secousses, à dominer son époque de toute sa stature, c’est parce qu’elle était pour les Français la face visible d’une stabilité intangible et hautement rassurante.

C’est le fait d’un amour de la France que rien ne pouvait atteindre puisqu’il s’agissait d’un acte de foi.

Cette approche, quasi religieuse et exclusive du pays, forme les liens secrets où se condensent toute la force de cet homme et toute la puissance de son appel.

Elle donne la clé d’une conjugaison, rare à ce niveau, entre l’action historique et le destin personnel.

Le général de Gaulle a montré qu’il n’existe pas de discipline plus haute que celle qu’un homme s’impose à lui-même.

En ce sens, pour lui-même et pour le France, il n’a eu de cesse de réduire la distance entre la volonté et ses effets.

Son credo fut : "j’ai décidé de placer la France dans le camp des vainqueurs".

A cet ordre donné au destin, on peut renvoyer le mot de Malraux : "le courage est une chose qui s’organise", tant il est vrai que les héros sont davantage condamnés à se donner les moyens de leur politique qu’à faire la politique de leurs moyens.

Alors, en ce jour de commémoration de l’appel du 18 juin, il serait blasphématoire de soupçonner le Général d’avoir "prémédité son coup et soigné son affaire".

Mais il n’est pas insultant de penser qu’il se soit tenu prêt à tout évènement jusqu’à ce qu’il puisse lui-même préparer l’événement.

Bien au contraire, c’est montrer qu’il était à rebours de tous les aphorismes dont celui qui prétend que seule la guerre forge des héros, puisque par son idée et son ambition de la France, le général de Gaulle a laissé ses "dons" s’accomplir dans une souveraineté bien plus que militaire.

Alors, peu importent les ressorts intimes qui l’ont fait sacrifier son repos à son devoir, il reste exceptionnel dans sa rencontre avec la destinée de la France. Et quelle que soit même l’exagération de ses qualités, la porte a encore du mal à se fermer derrière son ombre…

En juin 1940, la France cherchait un homme qui soit à sa hauteur ; la même année, le général de Gaulle cherchait un pays qui soit à la sienne. »

16.06.10

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Catégories: Oui ou Non

Le général de Gaulle aurait-il utilisé Twitter ?

« Aujourd’hui, Charles de Gaulle utiliserait-il Twitter ? Aurait-il son profil Facebook ?

Se poser ces questions, c’est bien évidemment s’interroger sur le rapport du Général à la modernité, à son temps, surtout à la communication.

Personne ne peut faire parler les morts. Ni ceux qui, se portant gardiens d’un temple gaulliste, voudraient instaurer une doctrine qui fossiliserait la France dans les Trente Glorieuses, ni ceux qui, sous couvert - voire prétexte - du pragmatisme gaulliste, le feraient adhérer à tous les lieux communs, les clichés, les facilités bien pensantes de la world culture contemporaine.

Alors, que pouvons-nous dire ?

D’abord, que le Général de Gaulle, comme théoricien de l’art de la guerre, notamment dans Vers l’Armée de Métier et le Fil de l’Epée, puis comme dirigeant politique, a toujours fait le choix de l’efficacité, du mouvement, du recours aux outils de la modernité : condamnation de la ligne Maginot et exhortation à adopter des divisions blindées mobiles, instauration d’une administration et d’institutions rationnalisées, création du nouveau franc, lancement d’une politique d’industrialisation du pays, décolonisation, mise en place de la force de dissuasion atomique, engagement du programme d’énergie nucléaire, etc.…

Ensuite, que le Général de Gaulle a toujours entretenu une ambivalence positive et productive entre d’une part sa fidélité aux racines de la culture nationale et de la civilisation européenne, au passé, à l’histoire, d’autre part sa volonté de faire de la France une grande puissance de son époque, tournée vers l’avenir.

Dès lors, pour revenir à la question initiale sans rester dans une approche de normand, répondons clairement par l’affirmative : Oui, le Général de Gaulle aurait utilisé Twitter. Et les autres réseaux dits sociaux et virtuels.

Comment l’affirmer ?

Simplement parce qu’il a toujours choisi de frapper tous azimuts en matière de communication, en utilisant la télévision avant tout le monde et comme personne, en se lançant dans le bain du combat politique et suprême par un appel radiophonique.

Ses tweets à lui ? Des messages codés à la Résistance et ce sens de formules qui, parallèlement à de magnifiques et grands discours, comportaient moins de cent quarante signes (mais tellement de caractère…) : " La France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule !" ; " Croit-on qu’à 67 ans je vais commencer une carrière de dictateur ? " ; " je vous ai compris… " ; " Vive le Québec libre ! " ; "Que vienne la paix des braves et je suis sûr que les haines s'effaceront" ; "Je suis un homme qui n'appartient à personne et qui appartient à tout le monde" ; "Il n'y a de réussite qu'à partir de la vérité" ; "Ne croyez-vous pas qu'à la guerre la plus grande franchise soit la plus grande habileté ? " ; "La véritable école du commandement est la culture générale" ; "Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage ? " ; "La guerre, c'est comme la chasse, sauf qu'à la guerre les lapins tirent." ; "La difficulté attire l'homme de caractère, car c'est en l'étreignant qu'il se réalise lui-même." ; "La flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas." La liste serait longue.

Ses flyers à lui ? L’envoi de tracts lachés par avion. Et les affiches placardées dans la nuit.

Son boîtage à lui ? Les informations transportées sous le manteau.

Alors oui, Charles de Gaulle "twitterait" de nos jours. Oui, il ferait des effets d’annonce. Oui, il créerait le buzz. Oui, il aurait des proches qui tiendraient son profil Facebook. Oui, il utiliserait tous les moyens de notre époque pour combattre, convaincre et rassembler. Et donc atteindre le plus grand nombre de Français possible.

Ce n’est pas tomber dans l’illusion de l’information sans fond, fondée sur la seule émotion, instantanée, éphémère, parfois abrutissante, révélatrice d’une faiblesse intellectuelle et destructrice de citoyenneté responsable, que gager que le Chef de la France libre ne se priverait pas des techniques de communication de 2010.

A nous d’avoir la même modernité que ce grand combattant et d’utiliser toutes les armes de communication qui nous permettront de remporter la victoire. Pour ceux qui font le choix de la Res publica, la victoire des idées, la victoire des valeurs, la victoire de l’action, qui nécessite la victoire dans les urnes.

Quels que soient nos champs de bataille, nos combats, notre don de nous-mêmes : la victoire. Car au final, c’est bien pour cela que l’on s’engage non ? » David Lisnard, le 16 juin 2010

12.06.10

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Catégories: Oui ou Non

Le mystère de l'Appel du 18 juin, ou la transgression légitime

« 70 ans près qu’il fut prononcé – et alors peu entendu – sur les ondes de la BBC par le Général de Gaulle, l’Appel du 18 juin 1940 résonne plus que jamais dans le meilleur de l’âme collective française.

Plus que jamais aussi, il fascine par le mystère qu’il incarne, celui d’un acte illégal et insurrectionnel devenu légitime, d’un appel isolé devenu épopée, d’une transgression devenue l’honneur de la France.

Plus que jamais enfin, il constitue un texte à la fois fondateur et moderne.

Fondateur, l’Appel du 18 juin le fut pour la formation des Forces Françaises Libres. Elles s’illustreront notamment à Bir Hakeim. Surtout, par la constitution de forces armées, rattachées à un nouveau pouvoir politique en l’occurrence basé à Londres, qui combattront du côté des Alliés, la France se retrouvera, malgré la collaboration de l’Etat Français vichyste, dans le camp des vainqueurs en 1945.

L’impact de l’Appel durant l’été 1940 se situe également du côté de l’Empire, avec le ralliement de Félix Eboué et de toute l’Afrique équatoriale, des possessions du Pacifique, des Comptoirs de l’Inde.

L’Appel du 18 juin constitue enfin l’acte marquant le début de la constitution d’une résistance organisée. Elle aussi contribuera de façon décisive, par la montée en puissance et l’unification progressive d’une "Armée de l’Ombre" sur le territoire national, à asseoir la France à la table des vainqueurs à la libération, comme l’une des cinq grandes puissances du monde, avec un siège permanent au conseil de sécurité de l’O.N.U.

Si le souvenir de ce discours radiophonique revêt 70 ans après une telle importance, c’est précisément parce qu’il incarne avant tout l’honneur sauvé de la France, d’un peuple, de son Histoire.

L’Appel du 18 juin a acquis au gré des années la force du symbole, celui de la résistance, du refus de la défaite, puis de la lutte contre l’occupation nazie et la collaboration.

Il doit être lu de façon symétrique à l’Appel aux Français du Maréchal Pétain du 17 juin 1940. Et chacun de se poser l’éternelle question : "qu’aurais-je fait durant cet été 40 qui suit la débâcle ? "

"Aurais-je suivi la voie alors légale du Gouvernement de Vichy, pas encore tombé dans le déshonneur de la collaboration ? Aurais-je fait le choix de la désobéissante et flamboyante aventure gaulliste ? Ou n’aurais-je fait, comme la majorité des Français, aucun choix ?" Tout est clair et limpide, après. Chacun d’entre nous se voit évidemment en résistant.

J’aimerais tellement pouvoir répondre avec certitude que j’aurais suivi le même chemin que l’immense Romain Gary, dont la lecture a contribuer à forger mon identité.

Aujourd’hui, et c’est ce qui rend autant fascinante la figure du Général de Gaulle, l’Appel du 18 juin signifie un acte suprême, mystérieux, génial et quasi magique : à la fois absolument transgressif et légitime.

La légitimité de la morale au-dessus de celle du droit. La légitimité de la grandeur d’un visionnaire, soldat et politique, loyal envers ses convictions et libre à l’endroit de sa hiérarchie. La légitimité sans laquelle il n’est de réelle et durable autorité.

Là réside le génie de l’aventure : cette légitimité suprême part de l’appel d’un Général considéré comme déserteur.

Son texte du 18 juin 1940 répond à trois critères essentiels d’un grand discours :

- il est visionnaire - ce que l’histoire révèlera, forcément a posteriori - en soulignant le rôle de "l’immense industrie des Etats-Unis", en décrivant "à chaud", au moment de la surpuissance germanique, les conditions de la future victoire "par une force mécanique supérieure", en affirmant, alors que l’Amérique du Nord reste dans sa neutralité et que la Russie communiste est liée à Hitler par le pacte germano soviétique : "cette guerre est une guerre mondiale" ;

- il en appelle à la raison, d'abord en établissant le constat clinique de la supériorité de la "force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi". Puis les conditions de la future victoire sont posées de façon rationnelle : "les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire", la France "a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis". L’Appel du 18 juin n’est ni un appel du désespoir, ni un appel incantatoire ou plus simplement fondé sur l’émotion comme beaucoup trop de discours politiques contemporains, mais bien le discours crédible d’un "sachant" ("croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause") ;

- la rhétorique de Charles de Gaulle, avec ce style tertiaire (qui s’avèrera typiquement gaullien) à la vibration majestueuse, comporte toujours une dimension transcendantale, fondée sur la vérité a priori d’une grandeur qui nous dépasse. La transcendance, dans l’Appel du 18 juin, elle rime avec Résistance, espérance, France. Car par-dessus tout, toujours et partout, pour de Gaulle, il y a la France. En l’occurrence, la France éternelle, celle de l’honneur, celle qui ne capitule pas, car "quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas."

L’Appel du 18 juin 1940 est un texte référence, à faire lire et relire, notamment à nos enfants. L’essentiel est là.

Aujourd’hui, en 2010, puissent cette vision, cette combativité positive, ce sens de l’histoire et ce choix systématique de la modernité, ce dépassement de soi et cet exhortation à l’unité nationale, cette force de caractère et ce recours à la raison, cet amour de la France et ce culte de la liberté, puissent ces valeurs et ces vertus que recèle l'Appel habiter l’âme, la conscience et les actes de chacun d’entre nous.

Face aux défis d’une époque où les renoncements sont pléthores, où les adversaires de la communauté nationale et républicaine ne sont pas si identifiables que l’occupant nazi mais sont simplement une somme de renoncements et de replis, l’Appel du 18 juin constitue un credo d’une éblouissante actualité. » David Lisnard, le 12 juin 2010

24.05.10

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Communiqué

63ème Festival de Cannes

Communiqué de David Lisnard Président du palais des festivals et des congrès Premier adjoint au maire de Cannes, Conseiller général des Alpes Maritimes

Cannes, lundi 24 mai 2010.

Alors que vient de s’achever le 63ème Festival de Cannes, chacun a constaté durant l’évènement la qualité de l’organisation logistique de la commune et de l’accueil.

Pourtant, de nombreuses difficultés et menaces étaient avérées ou annoncées, dont les conséquences supposées du nuage volcanique islandais, du coup de mer du 4 mai, des effets différés de la crise des scénaristes, des soubresauts économiques internationaux, de la sélection de films potentiellement polémiques, de mouvements sociaux, et même d’un hypothétique mauvais temps...

Or, la bonne tenue du Festival de Cannes, indépendamment de toute considération sur le contenu artistique, est primordiale pour l’emploi à Cannes, le pouvoir d’achat de nombreuses familles de l’agglomération, la prospérité de la Côte d’Azur, l’image de la France.

L’enjeu était d’autant plus important qu’il s’agissait avec le Festival d’apporter de l’oxygène économique au secteur essentiel du tourisme, principal employeur du département, dans un contexte global jusqu’alors de morosité ou à tout le moins d’incertitudes.

Grâce à la mobilisation et au professionnalisme de tous, le défi a été relevé avec succès.

Aussi, je tiens à féliciter pour leur efficacité l’ensemble des professionnels cannois du tourisme, les équipes du Palais des Festivals et les agents de la commune comme de l’Etat et de tous les services publics.

J’ai pu constater chaque jour sur le terrain, à leur côté, leur implication efficace.

La bataille de la compétitivité économique peut et doit être gagnée. Nous allons continuer à nous mobiliser avec la même énergie pour soutenir le tourisme cannois, c’est à dire nos emplois et nos savoir-faire locaux, et donner une image positive de notre ville, de ceux qui y travaillent, de ses habitants.

David Lisnard

15.05.10

Permalien 06:53:32, par David LISNARD Email , 896 mots   French (FR)
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La polémique « Hors la loi » au Festival de Cannes : Certains cinéastes devraient faire moins de politique et certains politiques moins de cinéma, ou l’absurde camusien

« Alors que nous rendions tous hommage en janvier dernier à "Albert Camus l’Algérien", disparu il y a cinquante ans, nous voici confrontés en ce début de Festival de Cannes à ce cycle de l’absurde qui donne du sens à l’existence... Jusqu’à un certain point !

Je n’évoquerai pas le film Hors la Loi en lui-même, que je n’ai pas vu (et pas voulu voir avant sa projection officielle) mais focaliserai mon propos sur la polémique, suscitée par sa sélection au Festival de Cannes, au regard des éléments connus à ce jour.

Cette polémique, que révèle-t-elle ?

- d’abord que la plaie algérienne est encore béante, en France, quarante huit ans après les accords d’Evian. Les protagonistes sont toujours meurtris, hyper réactifs. Paradoxalement, chaque "camp" - car il s’agit hélas bien de cela - se sent marginalisé et incompris. De cet absurde naissent deux révoltes, pour rester dans la ligne de la pensée du grand Camus, qui s’entrechoquent à l’occasion de la sortie de Hors la Loi.

- ensuite qu’une projection en sélection au Festival de Cannes n’est jamais anodine. Il appartient à l’histoire, et même à l’essence de cet évènement d’ampleur mondiale, de susciter depuis des décennies polémiques et controverses, proportionnelles à sa médiatisation planétaire.

- que l’on doit cependant remettre l’œuvre à sa juste place : celle d’un film parmi tant d’autres.

- que ceux qui condamnent, avec violence voire outrance et tapage, ce long métrage sans l’avoir vu, lui offrent une publicité que sa qualité cinématographique ne justifie peut-être pas (le pire serait d’ailleurs que le film soit médiocre… ce qui poserait la question de sa sélection).

- que la liberté d’expression est bien vivante d’un côté comme de l’autre des protagonistes. Elle doit rester la règle, plus forte que les invectives, les menaces, mais aussi le politiquement correct, qui paradoxalement s’exprime pour "censurer" ceux qui sont heurtés par le scénario du film.

- que Monsieur Bouchareb a – heureusement ! - le droit de réaliser et de faire la promotion de Hors la Loi. Parallèlement, personne ne doit s’étonner qu’une œuvre dont le point de départ est le massacre d’Algériens par l’Armée Française, en occultant complètement les massacres de pieds noirs, dont l’assassinat du maire de Sétif, suscite l’émotion et la réaction de ceux qui ont payé de leur sang une réalité historique ainsi violentée. Que n’aurait-on dit d’une œuvre qui évoquerait le destin romancé et forcément esthétique de terroristes de l’OAS après avoir simplement montré le massacre de "petits blancs" ?

- que le film Hors la Loi n’échappe pas à un contexte global, un mal identitaire qui touche toute la société française. Ce mal être sociétal voit entre autre des Français dits de souche se sentir "menacés" dans leurs valeurs et leur mode de vie, et même stigmatisés par une sorte de "bien-pensance" (comme se sentent aussi stigmatisés beaucoup de nos compatriotes issus de l’immigration plus récente). Même si l’amalgame entre une œuvre de fiction et des questions de société extérieures est dangereux, on ne peut ignorer ce phénomène, qui se traduit par une forme de lassitude, d’exaspération, à l’égard d’un discours perçu – et je souligne perçu – par certains comme d’une part étant quasi officiel, à tout le moins "parisianiste", d’autre part condamnant systématiquement la France, son drapeau, son peuple, en tout ou partie.

- que, décidément, l’auteur du Mythe de Sisyphe écrivait juste, beau et bien lorsqu’il assénait : "l’absurde naît de la confrontation de l’appel humain avec le silence déraisonnable du monde". Il s’agit bien de cela : l’appel sans réponse de l’être "écorché vif dans son identité" (et je le répète : des rapatriés comme des fils de l’immigration).

- que quoiqu’il en soit Monsieur Bouchareb est libre de ses pensées et de ses œuvres, que le Festival de Cannes est libre de le sélectionner et que des associations patriotiques et de rapatriés sont libres de manifester.

- que dans une société démocratique mâture, la liberté a toujours pour corollaire la responsabilité.

- que la nôtre, de responsabilité, celle de la Municipalité, du Palais des Festivals et des Congrès, et des services de l’Etat (voire des organisateurs du Festival de Cannes), est de veiller au respect de l’ordre public et au bon déroulement d’une manifestation aussi vitale pour la prospérité de Cannes que déterminante pour l’image de la France. C’est ce qui m’occupe en ce moment chaque jour (et parfois chaque nuit) ; un éternel rocher à remonter.

- que l’indignation ne justifie pas toutes les outrances et n’exclut surtout pas la dignité. Ceux qui tentent, notamment sur l'extrême droite, de créer des incidents, ne font qu'instrumentaliser de façon cynique les douleurs à des fins politiciennes. En cela, il sont insultants pour les rapatriés. Heureusement, l'immense majorité des manifestants potentiels ne tombe pas dans ce piège et tient à un hommage patriotique digne.

- que la guerre d’Algérie est finie. Il est plus que jamais temps d’en assumer sa réalité dans toutes ses dimensions et de passer à autre chose.

- que le mieux pour y parvenir est de n’insulter aucune mémoire. A ce titre, certains cinéastes devraient faire moins de politique et certains politiques moins de cinéma. » David Lisnard, samedi 15 mai 2010

12.04.10

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Catégories: Oui ou Non

Sur la rumeur.

Aujourd'hui, ce n'est pas moi qui rédige pour alimenter le débat, mais ma collaboratrice Angélique Sunsero. A savourer (et commenter) :

"Y a quelqu'un qui m'a dit...."

Ainsi en va t-il des rumeurs comme des météorites: elles vous tombent littéralement sur la tête. Origine douteuse, dommages garantis.

Une loi du genre qui n'échappe pas à la récente rumeur, entêtante malgré les démentis, de trahison intime au plus haut sommet de l'Etat. Victime de la trahison et victime de la rumeur; un crime de lèse majesté au carré, en quelque sorte !

A cet effet météorite s'ajoute une autre constance de la rumeur qui renvoie, elle, à l'épicerie la moins ragoûtante mêlant des ingrédients savamment dosés. En gros, le pouvoir et la transgression du socialement admissible sont l'eau et la farine de ce fumet prêt à cuire.

A partir de ce fond de sauce, la rumeur d'Etat comme la raison du même nom, fait balancer entre "le dire" et "le taire".

Le dire, c'est le parti qu'avait pris Dominique Baudis, aux prises à une rumeur infâme qui en faisait la pièce centrale d'un scandale sur fond d'orgies indicibles que les magistrats ont, eux, bel et bien entendu en leur donnant crédit. On se souvient de l’ancien maire de Toulouse, obligé de venir plaider sa cause à la grand messe du 20 heures, ce tribunal entre tous et de s'amender médiatiquement d'un crime qu'il n'avait pas commis. Cela l'a sauvé. Sans compter sur son innocence car n'oublions pas l'essentiel tout de même.

Se taire, c'est l'option prise par Valéry Giscard d'Estaing, Président en exercice et candidat en campagne lorsqu'éclate l'affaire Bokassa. Sa ligne n'a jamais varié: rester au-dessus de cette agitation diamantaire qui a empoisonné sa fin de mandat et lui a coûté plus que sa magistrature... son magistère.

Enfin, autre variante, se taire puis le dire. C'est le choix de François Mitterrand qui, ne pouvant plus cacher l'existence cachée de sa fille cachée, a décidé de montrer et de contrôler cette annonce, de distiller une à une toutes les scènes de cette comédie d'Etat elle aussi, quand on sait les moyens déployés pour que ce secret connu de chacun, reste officiellement ignoré de tous.

Mais, outre ces différentes approches, la rumeur d'aujourd'hui me rappelle surtout l'affaire Markovic ou l'affaire Pompidou, selon la conviction que l'on s'est forgée de la vérité faite autour de ce "normalien entré en politique". A l'époque -1969- Georges Pompidou est le premier ministre du général de Gaulle et son dauphin désigné. A ce titre, il bénéficiait d'une "visibilité" incontournable. Il avait habillement agi (sous le normalien le politique), pour ne pas trop pâtir des effets secondaires de mai 68. Et puis, il donnait bien le change. Son solide bon sens et son esprit terrien directement puisé aux sources de son cantal natal, s'accommodaient parfaitement d'une vie mondaine au cœur du tout-Paris. il n'était pas le dernier des "germanopratins", ami des artistes, des peintres et des poètes qu'il fréquentait avec plaisir, curiosité et même talent. Il... ou plutôt "ils", car autre trait commun avec la situation actuelle, le couple était indissociable de l'homme. Le couple c'était le style, à commencer par le style de commandement et par déclinaison, le style "d'apparition" aux autres. Mais à ce niveau de responsabilité la frontière est poreuse et floue entre la façon dont on dirige et la façon dont on apparaît. Plus l'on donne à voir, plus l'on donne de prise, y compris à la rumeur.... et c'est par l'épouse qu'elle enfla ; ce point fort devenu maillon faible.

Aucune excuse bien sûr n'est à donner à la calomnie, encore moins à la calomnie qui au-delà de l'homme qu'elle vise, fragilise la fonction suprême, donc la plus digne de l'Etat. Il est bien clair que les victimes et les coupables ne sont pas du même côté de la barre. Aucune ambiguïté sur ce point ; l'honneur d'un homme est ce qui est le plus intimement attaché à sa vérité.

Encore que, aujourd'hui, des voix s'élèvent pour dire que l'outrance du style a préparé le terrain à cette propagation de mauvais goût dont le plus gros dégât -en dehors de savoir si Monsieur et Madame Sarkozy vieilliront ensemble- est, chaque jour, de faire descendre d'une marche la majesté du pouvoir. Or, elle est essentielle, non pour créer de la suffisance, contrairement à ce que peuvent prétendre les démagogues ou les empressés, mais pour créer la distance qui s'impose afin de forger des figures d'autorité capables d'entraîner la confiance nécessaire à l'exercice d'une aussi exigeante responsabilité.

Quelles leçons donc tirer de ces deux affaires à quarante ans d'intervalle? N'ont-elles en commun que les principaux ingrédients - le pouvoir, la transgression -, les mêmes influences - la femme- ? Tout cela pour le constat final que la rumeur passe, l'Etat survit ?

Eh bien à quarante ans d'intervalle, ce qui fait aujourd'hui vraiment révolution tient dans le rôle essentiel joué par le "net" dans cette affaire. C'est vraiment à partir de la toile que la mèche s'est enflammée. A quarante ans de distance, l'éthique journalistique a finalement peu évolué et s'est très peu libérée face à ce type de rumeurs. La presse nationale a joué la discrétion autant qu'elle a pu, jusqu'à ce que la pression vienne de l'extérieur, sous le fameux effet de cette toile qui, comme le nuage de Tchernobyl, ne s'arrête pas aux frontières du pays. Il devenait difficile voire burlesque de feindre l'ignorance quand ce n'est plus le tout paris de Pompidou qui en parle, mais ce village qu'est le monde.

Voilà la grande différence qui en cache bien d'autres sur les "styles de pouvoir" assumés ou subis, qui attendent les futurs dirigeants et dont on pouvait déjà repérer les prémices à travers les derniers "buzz" politiques, qu'il s'agisse de Brice Hortefeux ou de Manuel Valls, car dans ce domaine, gauche et droite sont logées à la même enseigne du débutant qui doit apprendre à nettoyer 7 fois sa langue avant de parler !

Mais c'est une autre histoire...gageons que dans ce basculement, notre Président se souvienne que si l'on ne fait pas de politique sans rupture, on n'en fait pas non plus sans réconciliation ... dans un cas comme dans l'autre il faut s'entendre avec ses arrière-pensées.

Et moi, y a quelqu'un qui m'a dit....".

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