VŒUX DU PRESIDENT DU SICASIL
Plus de 110 élus et représentants des pouvoirs publics, dont Claude Serra, Sous-Préfet de Grasse, Bernard Brochand, Député-maire de Cannes, étaient présents, ce vendredi 19 janvier 2007 au SICASIL, à l’occasion des vœux donnés par le Président du syndicat intercommunal responsable de l’eau potable dans l’Ouest des Alpes Maritimes. Retour sur le discours de David Lisnard.
« 2007 sera l’année de la croissance écologique pour le Sicasil »
C’était annoncé, cela s’est concrétisé, 2006 aura été l’année de "l’excellence durable" pour le SICASIL, au profit des usagers du service public de l’eau potable.
En effet, l’année qui vient de s’écouler a été marquée par des actions d’excellence pour assurer au cours des prochaines années les "fondamentaux" au cœur de notre mission : distribuer pour tous et tout le temps une eau potable de qualité irréprochable, quelles que soient les conditions climatiques, et au juste prix.
En 2007, nous poursuivrons cette mission avec toujours autant de passion et de conviction. Parallèlement, cette année sera marquée par l’engagement du Sicasil vers de nouveaux défis qui deviennent autant de priorités que se donne le syndicat. Ces défis, ces priorités, sont ceux que je nommerai de la "croissance écologique",dont le SICASIL sera en 2007 plus que jamais un artisan concret, à travers notamment ses actions de :
• mobilisation de ressources en eau profondes pour soulager nos cours d’eau en étiage et garantir les besoins en eau futurs des usagers ;
• préservation de la rivière Siagne avec le lancement d’une démarche d’envergure sur sa gestion concertée ;
• développement des énergies renouvelables dont l’énergie solaire pour un avenir serein et durable ;
• création et animation d’un pôle d’expertise départemental regroupant les collectivités également compétentes en eau.
2007 verra donc le SICASIL concrétiser de nouvelles actions fortes innovantes et maîtrisées pour continuer à développer un service public de l’eau potable modèle, et reconnu comme tel au plan national, un service public de l’eau :
- qualitatif et fiable,
- économique,
- écologique.
I. Un service de l’eau qualitatif, fiable et optimisé
Bilan 2006
1.1.sur le plan quantitatif et qualitatif
Sur le plan qualitatif, 100% des analyses d’eau se sont avérées conformes aux normes sanitaires.
Sur le plan quantitatif, l’été 2006 s’est révélé très sévère et a occasionné une forte diminution des débits des ressources en eau gravitaires.
65 départements du territoire national ont fait l’objet d’une alerte sécheresse. Les services de l’Etat ont instauré pour la première fois en 2006, dans le département des Alpes-Maritimes, un arrêté préfectoral de sécheresse.
Or, en ce qui concerne le périmètre du SICASIL, aucune restriction n’a été mise en œuvre, grâce notamment à l’utilisation de l’usine de l’Apié dont le doublement de la capacité de traitement a été mis en service par Lyonnaise des Eaux Suez, en début de l’année 2006. L’usine de traitement d’eau potable de l’Apié assure aujourd’hui 1/5 des capacités de production en pointe en période estivale.
La stratégie que nous avons déployée a payé. En effet, les actions des années passées avec l’obtention des droits d’eau en 2001, la mise en fonctionnement puis le doublement de l’usine de l’Apié en 2006 (660 l/s) ont permis aux communes membres du syndicat ainsi qu’à ses collectivités clientes de passer sereinement un été qui s’est avéré très tendu pour bon nombre de collectivités. Sans cette usine et les droits d’eau correspondants arrachés in extremis en 2001, nous n’aurions pas été en mesure d’assurer le service. La pro-activité est essentielle dans notre mission. Le Sicasil en fait preuve.
Ainsi, en 2006, et comme à l’accoutumé, le service rendu à l’usager est un service optimisé qui offre une continuité de service tant sur le plan qualitatif que quantitatif et ce, quelles que soient les conditions climatiques rencontrées.
Cette exigence qualitative est possible grâce à une infrastructure de desserte bien entretenue et modernisée. Pour cela, le syndicat et son délégataire investissent chaque année.
1.2. Entretien et développement de l’infrastructure de desserte
Le Sicasil œuvre au jour le jour pour garantir le bon état de ses réseaux d’adduction et de distribution et assurer un développement organisé et fonctionnel.
Au total, il s’agit de 13,5 millions d’euros qui ont été consacrés en 2006 au système d’alimentation en eau potable.
Les investissements réalisés par le délégataire s’élèvent à 7,7 millions d’euros, ventilés dans les opérations suivantes :
• Réhabilitation du canal de la Siagne à Grasse sur 632 mètres pour un montant de 2,1 millions d’euros ;
• Renouvellement de réseau de desserte en eau sur 3 km pour un montant de 1,2 millions d’euros ;
• Renouvellement des appareils électromécaniques des usines de traitement : 900 000 euros ;
• Renouvellement de 650 branchements pour un montant de 2,1 millions d’euros ;
• Sectorisation du réseau d’eau par la mise en place de compteurs généraux sur le réseau, pour un montant de 1,4 millions d’euros.
En matière de maîtrise d’ouvrage publique, le SICASIL a investi, en 2006, 5,8 millions d’euros répartis dans les trois principales opérations suivantes :
• Construction du réseau complet du quartier de la croix des gardes (réseau/réservoir et station de pompage) pour 1,7 millions d’euros ;
• Extensions de réseaux de distribution d’eau potable sur l’ensemble du périmètre syndical avec un linéaire cumulé de 3 km de réseau nouveau ;
• Fiabilisation du réseau de Théoule-sur-mer avec l’installation d’un groupe électrogène à la station de pompage du Suveret.
Au-delà de ces investissements nécessaires, être en capacité à répondre à un besoin immédiat n’est possible uniquement si celui-ci a été anticipé, c’est pourquoi le syndicat a poursuivi également en 2006 toute une série d’actions prospectives. Déjà, à travers cette approche, le Sicasil est un artisan essentiel, depuis 5 ans, du développement durable.
1.3. De l’eau pour les besoins de demain
Pour préparer le service de demain, le syndicat s’est engagé en 2006 dans un diagnostic de ses capacités de production et de ses besoins.
Le bilan besoins/ressources du SICASIL est aujourd’hui achevé
Résultats pour le service en 2020 :
• Une marge excédentaire de 10% pour le périmètre SICASIL des huit communes ;
• Un risque de déficit de 5% en ajoutant les collectivités voisines extérieures au syndicat, clientes ou acheteuses d’eau en gros ;
• Un déficit potentiel d’eau de 10% pour le grand Ouest.
L’essentiel, c’est la ressource. C’est pourquoi le Sicasil a décidé de maintenir sa position de fournisseur majoritaire d’eau de l’Ouest du département. J’ai donc demandé à ce que soient engagées de nouvelles recherches d’eau et exploitation de ressources.
perspectives 2007
Trois axes forts pour 2007
Renouvellement, développement et fiabilisation du réseau de desserte en eau
Le fil rouge du syndicat reste sans conteste l’investissement en faveur de la fiabilisation et du développement de notre infrastructure de desserte, avec en 2007 :
La mise en service des réservoirs Croix des Gardes et Impérial Bay ;
Une orientation du programme de travaux canalisation qui porte à la fois sur la qualité de la desserte mais également sur la défense incendie, contrainte forte et nouvelle, depuis l’instauration des PPRIF, des communes avec qui nous travaillons en étroite collaboration.
Construction d’un étage de filtration sur charbon actif à l’usine de Nartassier
Avec cette opération, l’accent sera mis également cette année sur les investissements consacrés à la qualité gustative de l’eau du robinet. Lyonnaise des Eaux réalisera, en effet, en application de ses engagements à l’égard du Sicasil dans le cadre des stipulations de l’avenant 5, de lourds investissements relatifs à la mise en place d’un étage de charbon actif à l’usine de Nartassier à Mougins. Ces nouveaux équipements apporteront un plus qualitatif au goût de l’eau du robinet, en éliminant les goûts fugaces, mais également une sécurité supplémentaire pour l’eau en provenance du canal de la Siagne, qui reste à ce jour une ressource vulnérable qualitativement.
Une pro-activité et une vigilance toujours plus accrues pour fournir de l’eau en période estivale.
Dans un contexte hydrologique marqué par un manque sévère de la ressource en eau, le syndicat veillera, avec son délégataire, à approvisionner tous les abonnés en eau dans des conditions de desserte optimales.
En outre, il s’engagera également en 2007 dans des recherches d’eau complémentaires pour préparer l’avenir.
II. Un service de l’eau économique, géré avec rigueur
Bilan 2006
2.1. Une gestion financière économe et performante
La gestion publique de l’eau à l’échelle du bassin cannois présente une rentabilité opérationnelle maximale. Cela mérite d’être souligné !
En effet, les charges de fonctionnement du syndicat sont stables et s’élèvent à 612 k€. Les recettes du service de l’eau ont augmenté de 6,3 % par rapport à l’année précédente et totalisent 2,58 millions d’euros, résultat des spectaculaires négociations de l’avenant 5.
Dans ce contexte économique que nous avons rendu favorable, le ratio fonctionnement/investissement est une fois de plus exceptionnellement et particulièrement vertueux puisqu’il est de 10,5% !
En outre, l’endettement théorique du syndicat est de 3 millions d’euros et correspond à 40 € par usager. En fait, cet endettement n’en est pas un puisqu’il est uniquement la conséquence comptable d’avances de trésorerie de l’Agence de l’eau.
Enfin, le SICASIL a veillé à l’optimisation des subventions d’investissement. Le programme d’actions conduit par le syndicat s’inscrit parfaitement dans le cadre des politiques d’aides accordées par les partenaires institutionnels financiers. Nous avons ainsi obtenu pour l’année 2006 un montant record d’accord de subventions avec près de 3 millions d’euros (l’Agence de l’eau : 2,7 millions d’euros, Conseil Général des Alpes maritimes pour 300 000 euros).
Cette gestion drastique des finances publiques se fait dans un contexte de stricte maîtrise du prix de l’eau, grâce aux résultats des négociations contractuelles ayant conduit à une baisse du prix de l’eau dès 2005.
2.2. Le prix de l’eau est stable en euros constants
L’ensemble des investissements est fait à prix de l’eau constant.
Cette exception locale est la conséquence heureuse de l’application d’une clause essentielle de l’avenant 5 : le plafonnement de l’évolution du prix de l’eau au coût de la vie.
En 2005, ce dispositif avait déjà évité une hausse de 1%. En 2006, c’est un écrêtement de 1,8% qui est réalisé grâce à cette clause. Ainsi au sicasil, le prix de l’eau potable se contente de suivre l’évolution du coût de la vie, soit +1%, là où les autres augmentent de 3%.
Cette clause résolument révolutionnaire est révélatrice du caractère durable de l’action publique dans lequel œuvre le syndicat au bénéfice de ses usagers.
C’est dans le même esprit que le SICASIL est intervenu dans le débat parlementaire sur le projet de loi sur l’eau, débattu tout au long de l’année 2006. Nos remerciements à Bernard BROCHAND qui a relayé efficacement à l’Assemblée nationale, l’amendement que nous avions proposé.
2.3. Un service de l’eau vigilant et militant
En participant au débat national sur le projet de loi sur l’eau et en évitant le plafonnement de la partie fixe pour les zones touristiques, le syndicat a en effet défendu avec énergie les résidents permanents de notre secteur, c’est à dire concrètement les intérêts financiers des habitants de nos communes.
En effet, l’impact de l’écrêtement de la partie fixe du prix de l’eau prévue initialement dans le projet de loi aurait eu pour conséquence de provoquer une augmentation de la partie proportionnelle. Cette modification se serait donc traduite par une variation de la facture de l’usager toujours à la hausse pour les résidents permanents, notamment les familles. C’est contre cela que nous nous sommes mobilisés.
Voilà une belle victoire du SICASIL, sur un terrain original pour une telle structure, le terrain législatif au bénéfice de tous les habitants de la région !
Perspectives 2007
2007 verra poursuivie cette gestion serrée, au profit des investissements.
Un respect strict du contrôle des dépenses, une optimisation des subventions d’équipement, une gestion active des réserves financières permettront au syndicat de se consacrer prioritairement aux investissements techniques.
Le Sicasil prévoit de continuer sa gestion en bon père de famille, comptez sur moi. Ainsi, les dépenses de fonctionnement seront limitées à 674 000 euros et celles d’investissements atteindront 7 millions d’euros; dans le même temps, les réserves financières du syndicat s’élèveront à 14 millions d’euros.
3. Un service de l’eau écologique
Bilan 2006
3.1. Une ressource en eau capitale en voie d’être définitivement protégée
Voilà un dossier qui a une longue histoire au syndicat et qui est emblématique de l’engagement écologique du SICASIL depuis cinq ans : le canal de la Siagne.
Alors que son existence même était menacée compte tenu de la pression urbanistique locale, j’ai tenu dès 2001 à changer résolument la manière de penser en considérant le canal comme une ressource en eau sur tout son parcours, soit près de 45 km. Cette idée, reconnue et partagée par les maires des communes traversées par le canal, par l’Association de Sauvegarde du Canal de la Siagne, par l’Agence de l’eau et les services déconcentrés de l’Etat, a engagé le syndicat vers la déclaration d’utilité publique des périmètres de protection du canal de la siagne.
2006 aura été une année importante pour ce dossier avec la réalisation d’une étude de risques exhaustive.
Cette étude a été présentée en mai 2006 au comité de pilotage, constitué et réuni pour la première fois, à l’initiative du SICASIL, et regroupant tous les partenaires (collectivités, états, monde associatif, experts) concernés par le devenir du canal.
Enfin, pour que chacun mesure le rôle primordial de cet ouvrage magnifique, le syndicat a organisé le 9 septembre la première édition de la « fête du canal de la Siagne ». 2006 restera certainement comme l’année où le Sicasil a organisé la première fête du Canal de la Siagne.
Plus de 3000 personnes ont participé avec enthousiasme à cette journée festive qui a « fait le lien » sur l’ensemble du parcours du canal entre Saint-Cézaire sur-Siagne et Cannes. Une première réussie, pour le plaisir de tous, et le respect de l’eau et du canal.
Les ressources en eau sont un joyau à préserver durablement, et le syndicat s’y emploie avec énergie depuis 6 ans !
3.2. La réduction des pertes et des fuites a été poursuivie avec d’excellent résultats
Pour diminuer les fuites et lutter contre le gaspillage de l’eau, 2006 a vu la réalisation d’un vaste programme de sectorisation du réseau de desserte. Celui-ci est aujourd’hui découpé en 42 secteurs de distribution distincts. L’observation journalière des dérives de consommation déclenche une recherche de fuite immédiate.
En une seule année, ce sont prés de 650 000 m3 d’eau qui ont été économisés. Ainsi, grâce aux efforts réalisés en matière de rendement du réseau et de lutte contre les pertes en eau, la pression exercée par les prélèvements effectués sur le milieu naturel a été considérablement réduite en 2006. Le service a ainsi pu limiter ses prélèvements sur le milieu naturel, pour ne capter que ce qui était strictement nécessaire à l’alimentation en eau potable.
En outre, la préservation du milieu naturel étant une priorité importante du syndicat, un suivi renforcé des débits de restitution au milieu naturel a été mis en place pendant l’été 2006, grâce à de nouveaux équipements techniques. Cela est d’autant plus important que le milieu naturel vivait une sécheresse sévère, et que les débits réservés sont vitaux pour la vie aquatique.
3.3. Des aménagements paysagers toujours plus qualitatifs
Dans chacun de ces projets, le syndicat a poursuivi en 2006 sa politique d’intégration paysagère. Ainsi, qu’il s’agisse du projet de construction de réservoir sur le massif forestier de la Croix des Gardes à Cannes ou bien de la réhabilitation du canal de la Siagne à Grasse aux Micocouliers, chacune de ces opérations a fait l’objet d’un soin architectural et esthétique qui respecte l’environnement et valorise le paysage. C’est aujourd’hui devenu une marque de fabrique, et nous pouvons en être fier !
3.4. Une sensibilisation des citoyens aux problématiques environnementales
En 2006, le SICASIL a poursuivi son travail de sensibilisation à l’écologie.
A la rencontre des usagers et citoyens
2006 aura été marquée par de nombreuses actions du syndicat en faveur de la connaissance du service de l’eau et des problématiques de l’environnement à destination d’un large public :
• éducation à l’environnement auprès des jeunes collégiens en partenariat notamment, avec Méditerranée 2000 ;
• Information du public sur le service de l’eau ;
• Conférence Hubert Reeves ouverte à tous à l’occasion du 8ème symposium international de l’eau en juin 2006.
En outre, le syndicat a rebâti complètement son rapport sur le prix et la qualité du service, afin de le rendre compréhensible, lisible et accessible au plus grand nombre.
La tournée estivale du Sicasil : Sensibilisation des consommateurs à un usage respectueux de l’eau en période sèche.
Pendant l’été, le syndicat et son délégataire ont proposé cinq points presse pour rappeler les enjeux de la consommation de l’eau et expliquer le fonctionnement du service en période tendue.
Des résultats en matière d’informations environnementales
En 2006, la consultation du site internet www.sicasil.com a été en constante progression depuis sa mise en ligne en mai 2005. La fête du Canal de la Siagne a permis d’accroître considérablement les visites du site, entre 3 et 5 fois plus depuis septembre 2006.
La presse locale et nationale s’est faite l’écho des actions du syndicat avec cette année la parution de 58 articles de presse.
3.5. Un service de l’eau solidaire
Le syndicat a décidé d’aider trois projets d'adduction en eau en milieu rural, deux au Burkina Faso et un à Madagascar. La Loi OUDIN permet en effet aux collectivités territoriales de soutenir des projets de coopération dans les pays en voie de développement à concurrence de 1% des recettes.
La population concernée par l’action humanitaire du Sicasil engagée fin 2006 est estimée à 18 000 personnes, 15 000 à Madagascar et 3 000 au Burkina Faso.
Ces projets ont fait l’objet d’une analyse technico-économiques approfondie par le Sicasil. La réalisation effective de ces opérations menées par des organisations non gouvernementales (ONG) fera l’objet d’un suivi régulier de la part du syndicat. En outre, l’optimisation financière de ces subventions est maximale car le montage retenu a parmi d’écarter « les intermédiaires superflus ».
3.5 La création d’un pôle d’expertise de l’eau
Le syndicat souhaite conduire cette année la création d’une fédération départementale des collectivités agissant en matière d’eau et d’assainissement pour partager notre savoir faire, nos connaissances et accroître la performance technico-économique de nos services respectifs.
Perspectives 2007
L’environnement, le développement durable, l’écologie, deviennent des thèmes dominants, une préoccupation majeure de nos compatriotes.
Tant mieux ! Il devient courant de dire que « la planète est en danger ». Comment imaginer que cela ne nous concerne pas ? Comment imaginer que le SICASIL n’a rien à dire, rien à faire ? C’est pourquoi nous agissons, pour notre part depuis plusieurs années, sur le plan écologique, et en 2007 plus que jamais ; mais en refusant toute approche contraire au progrès.
L’écologie, c’est la science de la vie, et la vie c’est l’Eau.
C’est pourquoi j’ai tenu à ce que nous fassions du SICASIL, un syndicat écologique. Le défi est planétaire, mais nous sommes "un morceau de la planète" et les solutions sont locales.
A notre modeste niveau, nous avons exprimé la vision de ce qui était nécessaire, nous avons rendu possible ce qui était nécessaire et avons rendu réel ce qui était possible. Bref, nous nous sommes attachés à faire ce qu’il fallait ! Car nous ne sommes pas dans l’écologie virtuelle, sentencieuse et de bonne conscience.
Nous sommes, au SICASIL, dans l’écologie réelle, laborieuse de l’action. En fait, nous constituons un échantillon, une preuve locale que l’on peut faire de la croissance écologique.
Car l’écologie ne doit pas servir d’alibi au malthusianisme. 2007 sera donc l’année de la croissance écologique que propose le SICASIL autour de trois actions phares :
Protection du canal de la Siagne
La DUP de périmètres de protection du canal de la Siagne sera poursuivie, au coté et en parfaite intelligence avec l’association de sauvegarde du canal de la Siagne, avec qui le syndicat va d’ailleurs signer prochainement une convention de partenariat, et avec les communes traversées par le canal. Il s’agit pour nous de déposer cette année le dossier d’enquête publique auprès du préfet des Alpes-Maritimes.
Production d’énergie propre renouvelable sur le réseau d’eau
Le syndicat marquera son engagement en faveur de l’écologie en lançant, et cela est totalement innovant en la matière, son programme de production d’énergie propre. Après le lancement des études préalables en 2006, les capacités d’équipement sont aujourd’hui connues avec un potentiel de 5 000 m2 de panneaux solaires sur les toits terrasse des réservoirs, ainsi que l’équipement de cinq à sept micro-centrales de production d’hydroélectricité sur notre réseau pour une production annuelle de 1000 MégaWatt soit l’équivalent de la consommation instantanée de deux cent cinquante logements de quatre personnes à l’année.
Le Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau de la Siagne
Bien conscient de l’enjeu écologique, environnemental, mais aussi stratégique de la rivière Siagne et son système hydrographique associé, le syndicat va s’engager dans la concertation préalable en vue de la réalisation d’un schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (SAGE) de la Siagne, afin de concilier usages de l’eau et qualité du milieu aquatique. Par cette démarche, nous attendons la mise en place de règles de gestion qui permettent, à la fois, au milieu d’atteindre le bon état d’équilibre (Cf. la transcription en droit français de la directive européenne sur l’eau) et à l’homme d’assurer le développement harmonieux de sa société.
Belle et heureuse année 2007". DL, vendredi 19 janvier 2007
« Président du SICASIL, syndicat intercommunal de l’eau du bassin cannois, j’ai souhaité organiser une grande manifestation publique autour du canal de la Siagne, principale conduite nourricière et donc véritable colonne vertébrale du service de distribution d’eau.
L’idée est simple : faire connaître le canal de la Siagne, son rôle majeur pour la distribution de l’eau potable, sa valeur patrimoniale et paysagère.
Cette fête a permis aussi d’offrir, dans les huit communes traversées par le canal, de Saint Cézaire sur Siagne à Cannes, une multitude d’activités et d’animations gratuites, pour les grands et les petits.
La manifestation s’est déroulée le 9 septembre dernier et fut une véritable réussite : plus de 2 500 personnes y ont participé. Le programme était riche et varié : spéléologie, pêche, spectacles de rue, contes, courses pédestres, jeux ludiques pour tous, sensibilisation au respect de l’environnement.
Au delà du caractère festif de cette belle manifestation, il s’agissait de positionner le canal de la Siagne comme "un lien" :
• un lien "nourricier"
Le canal fait effectivement le lien entre les ressources en eau situées dans le moyen pays et les zones consommatrices du littoral.
• un lien historique
Car il a façonné le territoire, depuis plus de 140 ans. Sa construction est révélatrice de l’apport des Anglais et plus généralement
• un lien géographique
Car il est véritablement emblématique de notre paysage azuréen et du patrimoine local. Grâce au canal, la végétation importée des indes anglaises a pu se développer dans le bassin Cannes-Grasse et ainsi caractériser la côte d’azur, à la fois méditerranéenne et exotique. C’est pour toutes ces raisons que le Canal de la Siagne constitue avant tout :
• un lien identitaire.
C’est ce qui m’intéresse particulièrement dans cet ouvrage.
• un lien institutionnel
Car il constitue un lien entre le SICASIL et les communes desservies. Il est la marque d’un service public intercommunal réussi.
• un lien entre les habitants, grâce à la fête du Canal !
Pour cette première édition, la fête a été réussie, et le lien établi.
Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la réussite et au succès de cette manifestation. » DL, septembre 06
de droite à gauche : Jean-Marie Serreau, président de l'association de sauvegarde du canal de la Siagne, Jean-Pierre Leleux, maire de Grasse et vice-président du conseil général, et David Lisnard, parcourant une partie couverte du canal à Grasse, où de nombreuses activités et animations ont été programmées, lors de cette fête "du lien", par le Sicasil, la municipalité de Grasse et l'association.