Message de Voeux pour l’année 2013

 

ESPOIR D’UNE ANNÉE DE CONFIANCE ET DE PARTAGE CRÉATEURS

 

  Au seuil de la nouvelle année, je tiens à vous adresser du fond du cœur pour 2013 mes vœux les plus chaleureux, ainsi qu'à vos proches et tous ceux qui vous sont chers.

Je vous souhaite de connaître des moments de grand bonheur et aussi les mille petites joies d'une vie quotidienne sereine et souriante.

 

La page qui se tourne avec 2012 aura été, malheureusement pour beaucoup, éprouvante. La crise persistante – en fait une profonde mutation de société – qui frappe l'Europe, a fait s'effondrer des repères solides que l'on croyait immuables, fragilisant ainsi les plus vulnérables d'entre nous et les plus isolés. Ce passage douloureux à un "nouveau monde" laisse de très nombreux foyers sur le bord du chemin, les privant de l'essentiel en les privant d'espérance pour eux-mêmes et pour leurs enfants.

 

Face à la nécessité d'affronter cette réalité, le Président de la République et son gouvernement ne sont hélas pas à la hauteur. Leur pensée technocratique et leur archaïsme bureaucratique, les contradictions de leur promesses de campagne, leur manque de courage amplifient le mal-être français et enfoncent notre pays dans le déclassement. La cause en est la démagogie électorale de ceux – sur tout l'échiquier politique – dont la seule ambition, parfois l'obsession, est "de se faire élire pour se faire élire", en flattant les humeurs, en attisant les craintes, en entretenant les facilités comportementales.

 

Les appréhensions, les peurs et les incertitudes du lendemain sont des réalités que nous ne pouvons nier et que nous devons regarder en face avec lucidité.

 

Avec la même lucidité, nous devons aussi être conscients des ressources inestimables de la confiance et plus particulièrement de la confiance en soi que chacun porte en lui, et qui se cultive de l’intérieur, quels que soient les aléas, les blessures et les accidents de la vie.

 

Il ne s'agit pas d'opposer à la réalité l'incantation d'une confiance abstraite. Il s'agit de combattre de façon positive et réaliste le fatalisme du découragement, en étant pleinement convaincus des potentialités que recèle la volonté lorsqu'elle est tendue vers un but, un objectif, un projet.

 

Chacun peut puiser dans son expérience et dans l'expérience de ses réussites, de ses victoires personnelles – voire même de ses échecs – les ressorts des succès à venir.

 

Chacun doit voir dans le partage de ses expériences, une source de confiance de créativité et d’énergie pour son propre accomplissement.

 

Cette confiance lucide renaîtra aussi de notre ambition collective, de notre sentiment d'appartenance à la même communauté, un sentiment nourri par nos racines et tourné vers l’avenir. Ce sentiment s’est peu à peu dilué dans la crise, le pessimisme ambiant et, disons-le, dans la faiblesse du message porté ces derniers temps par nos « instances dirigeantes ». Plus que jamais, ce qui fait le socle de nos références est mis à mal par le retour des sectarismes qui divisent et qui heurtent, qui dictent et édictent, qui désignent les « bien » et les « mal » pensants et pointent d’un doigt accusateur tous ceux qui, parce qu’ils défendent leurs valeurs et leurs convictions, sont assignés au rôle d’opposants à toute forme de progrès.

 

Cette vision réductrice, de « petit angle », masque en réalité la vacuité d’une vraie ambition pour notre pays (qui n’est pas celle de savoir si le mariage doit être autorisé pour tous, quelle que soit l’importance de cette question pour de nombreux couples et familles).

 

De la même façon, l’approche manichéenne qui consiste à appauvrir les plus prospères au lieu d’enrichir les plus démunis est une source de découragement profond pour tous ceux qui veulent entreprendre et qui se heurtent à des règles, des lois, des mesures qui sont autant de freins à leur volonté et qui privent notre pays de son génie créatif.

 

Pour 2013, nous devons nous tourner vers une ambition durable pour nous-mêmes, pour notre pays, et pour notre ville. Et le premier degré de cette ambition doit être celui de la prospérité. Que faire d’un projet de vie s’il n’est pas soutenu par un emploi durable ou un toit pour se loger ?

 

Souhaitons que cette année 2013 se révèle celle d’un juste partage de l’effort national à accomplir pour redresser la France ; que ce ne soit pas toujours les mêmes, en l’occurrence les classes moyennes, les vaches à lait d’un système d’assistanat à bout de souffle. Je forme le vœu (naïf ?) que ceux qui nous gouvernent fassent moins mal que ces derniers temps, qu’ils soient en prise avec les réalités de la vie et du travail, et surtout qu’ils comprennent enfin qu’il n’y a pas d’autre solution pour redresser notre pays que de permettre aux entrepreneurs d’investir, d’innover, de prendre des risques, bref de créer de la valeur et des emplois. Pour cela, il ne faut pas les spolier et les faire fuir ! Avant de partager la richesse, il faut la créer. Il faut donc des créateurs. Je crois aux vertus d’un « partage créateur », c'est-à-dire quand le partage n’est pas celui des voleurs qui se jettent sur le butin mais celui de femmes et hommes qui mettent ensemble leurs valeurs, leurs idées, leur intelligence, leur travail pour « faire levier » et stimuler le processus productif de biens et de services

 

C’est l’ambition que je porte pour notre merveilleuse ville, Cannes, avec notamment la concrétisation du technopôle autour de Thales Alenia Space, qui accueillera une pépinière d’entreprises, des espaces de co-working, de rencontres entre porteurs de projets, universitaires et financiers, de « fertilisation croisée ».

 

Le « partage cannois » sera celui aussi d’un cadre urbain qui continue chaque jour de s’embellir, de se moderniser, tout en restant fidèle à son identité. Nos rues vont continuer en 2013 à trouver une nouvelle jeunesse, la piscine olympique sera inaugurée à la Bocca, celle de Monfleury est en construction, la nouvelle école Marcel Pagnol ouvrira à la rentrée, etc. Tout cela se fait dans un cadre budgétaire maitrisé et vertueux, avec la douzième année consécutive de strict maintien des taux d’impôts municipaux et la cinquième année consécutive de baisse de la dette communale.

 

Bien sûr, la crise ne s’est pas arrêtée aux frontières de Cannes, elle frappe aussi chez nous, mais globalement moins durement qu’ailleurs. Elle n’a pas atteint notre énergie créatrice, elle n’a pas découragé ceux qui font confiance à notre destination, à notre dynamisme économique, à notre potentiel de développement, à la solidité de nos finances et à la viabilité de nos projets.

 

C’est plus qu’un signe, c’est un signal pour tous les porteurs de projets, tous les entrepreneurs, auto-entrepreneurs, artisans et commerçants qui doivent trouver à Cannes les conditions propices à développer une activité – charge à chacun par son travail et son talent, parfois sa chance, de la faire prospérer -.

 

Sortir de la crise est une œuvre de volonté et de lucidité. Elle exige beaucoup de réalisme et de rigueur morale, ce qui n’a rien à voir avec l’austérité du conformisme (et inversement)… Plus que jamais, nous devons nous tourner vers tous ceux qui ont envie de faire, d’agir, de créer, d’innover ; vers tous ceux qui ont en eux le ressort de la création quelle qu’elle soit, quelle que soit sa taille, sa nature ou sa forme.

 

Plus que jamais, nous devons faire preuve de solidarité et de dignité collective en conservant à notre ville sa qualité et son cadre de vie, son attractivité, en encourageant tous ceux qui font chaque jour ce qu’elle est, qui contribuent à son dynamisme, qui sont les artisans de son quotidien, par leur activité ou leur engagement associatif, par leur esprit de solidarité ou tout simplement, mais c’est essentiel, par leur fidélité à ce que nous sommes et qui fait notre identité et notre singularité gagnante.

 

Voilà mon message pour 2013 : une confiance en nous-mêmes comme source de confiance collective et un élan de partage comme source de volonté pour agir.

 

J’ajoute à ces vœux, que je forme du fond du cœur, une pensée sincère et fidèle à tous ceux que la maladie ou la perte d’un être cher affectent. A ceux-là en particulier, j’adresse mon soutien en leur témoignant qu’au-delà de la solitude de l’instant, nous avons la chance d’appartenir à une ville que je crois, que je sais, que je veux, unie et solidaire, où les mains qui se serrent sont aussi des mains qui se tendent.

 

Belle et heureuse année 2013 à vous et ceux que vous aimez.

 

Fidèlement,

 

David Lisnard

Au sujet de cet article

2 janvier 2013 - 14 h 08 min

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4 Commentaires

  • anonyme 2 janvier 2013 - 18 h 35 min

    Je crois que notre confiance doit naître de l'exemple que nous avons à la tête de notre ville ! Une ville qui bouge, qui avance avec des projets futuristes, qui s'embellit, qui investit  dans l'avenir de sa jeunesse et de ses créateurs en leur donnant les moyens logistiques et éducatifs .  je pense bien entendu à l'Université et à la pépinière d'entreprise . Je pense aussi au Bus à Haut Niveau de service et  sa portée économique et écologique , et j'en passe …  Tout cela est possible  grâce à une vision, à une  gestion saine et cerise sur le gâteau sans jamais augmenter les impôts locaux ! 
    La ville de Cannes nous donne aussi l'exemple  de la solidarité, qui ne diminue pas  les subventions aux associations caritatives, et qui offre la logistique à leurs manifestations .
    "Tout devient possible", dans une ville qui donne l'exemple de son pragmatisme , de l'intelligence de son action et de son honnêteté ! J'espère que Mr Hollande copiera l'exemple Cannois très vite …
    Bonne Année Monsieur Lisnard 

  • Dhoste 2 janvier 2013 - 22 h 54 min

    Bravo David : confiance et partage .. 13 heureuse de lire cela .. Excellente année 2013 … Bien à toi .Marie-Chantal

  • barenfeld 4 janvier 2013 - 9 h 58 min

    Sincèrement touchée par cette lettre, à très vite
    Fidèlement 
    Solange

  • Cécile 4 janvier 2013 - 13 h 13 min

    Confiance et partage créateur, trois mots qui vont très bien ensemble. Je vous souhaite également une belle année.
    A bientôt